C'est surtout dans les grandes villes de Bruxelles, Anvers et Liège que la baisse a été la plus forte. Avril a été - logiquement, à cause du confinement - le mois le moins chargé de l'année. 

Le rapport de TomTom pour la Belgique est basé sur la circulation dans les dix villes belges les plus fréquentées, soit Bruxelles, Anvers, Louvain, Bergen, Gand, Liège, Namur, Courtrai, Bruges et Charleroi. Dans toute la Belgique, les heures de pointe du matin et du soir ont été réduites d'un tiers en 2020, soit une forte baisse. Le matin, on constate une diminution de 29 % en moyenne, et une baisse de 28 % le soir. Bruxelles est par ailleurs restée la ville la plus fréquentée du pays. 

En termes de temps de circulations, les conducteurs ont du compter sur une moyenne de 29 % de temps de trajet supplémentaire. Mais c'est 24 % de moins qu'en 2019. À Anvers, le temps de trajet supplémentaire était en moyenne de 24 %, soit un quart de moins qu'un an auparavant. Par contre, le rapport de TomTom montre une augmentation de la circulation à Louvain, ce qui est étonnant. La durée moyenne des déplacements a augmenté de 5 à 21 %. Dans la ville flamande, le mois le plus chargé a été septembre, et le jour le plus chargé a été le mardi 10 mars. Cette augmentation du trafic fait de Louvain la troisième ville la plus fréquentée du pays en 2020. L'augmentation s'explique principalement par les travaux routiers sur l'A2, au nord de Louvain, qui ont rendu la route très difficile dans les deux sens. A contrario, Mons a enregistré la plus forte baisse de trafic, le temps de trajet moyen des conducteurs ayant diminué en moyenne de 20% l'année dernière. 

À Gand (-10 %), Liège (-33 %), Namur (-16 %), Bruges (-25 %) et Charleroi (-8 %), le trafic a également diminué en 2020. À Courtrai, le statu quo était de rigueur : là, comme en 2019, les conducteurs devaient tenir compte de 15 % de temps de trajet supplémentaires.

© TomTom

Les effets du confinement

Le jour le plus chargé de l'année dans notre pays a été le jeudi 5 mars, où l'on a mesuré 61 % de temps de voyage supplémentaire. Cette situation est due en partie à plusieurs accidents de la route, dont un qui a eu de graves conséquences sur la congestion du périphérique d'Anvers. Remarquable, mais pas surprenant : lorsque le confinement a commencé le 18 mars, la circulation s'est largement arrêtée. Avril a donc été logiquement le mois le plus calme de l'année.

Ainsi, l'année dernière, pour la première fois en dix ans, la circulation dans notre pays a diminué, mais les experts de TomTom ne s'attendent pas à ce que les routes restent aussi libres cette année. "Cela ne deviendra pas une tendance", déclare l'expert en trafic Gijs Peters. "Nous allons voir la circulation s'intensifier à mesure que les gens reprennent leurs anciennes habitudes. Le moment est donc venu pour les urbanistes, les décideurs politiques et les automobilistes de faire le point sur ce qu'ils vont faire pour rendre les routes moins encombrées à l'avenir".

Au niveau mondial, Moscou, la capitale de la Russie, reste la ville la plus fréquentée, où les conducteurs doivent compter avec 54 % de temps de trajet supplémentaire. Les villes indiennes de Bombay et colombienne de Bogota (53 % de temps de trajet supplémentaire dans les deux cas) ferment la marche. Bruxelles se situe à la 65e place sur la liste mondiale, comparable à Palerme, Hambourg et Genève.