"Une société moderne et inclusive doit s'assurer que tout le monde puisse facilement prendre les transports publics, y compris les personnes malvoyantes. Les arrêts doivent être annoncés à bord de tous les bus", a défendu Mme Lambrecht. Les annonces auditives doivent par ailleurs être complétées par un écran ou un autre moyen visuel affichant les arrêts, afin de faciliter le voyage pour tout le monde, selon la parlementaire.

Les chiffres donnés par Mme Peeters montrent que seuls 8% des bus De Lijn annoncent les arrêts et 27% des véhicules sont équipés d'un écran d'affichage.

La compagnie s'est engagée à se pencher sur l'accessibilité de sa flotte au cours des prochaines années, une ambition remise en question par Annick Lambrecht. "33% des bus de De Lijn ne pourront pas, à l'avenir, être équipés de façon à rendre les annonces visuelles ou auditives possibles. De plus, la moitié des bus de la compagnie sont exploités par des sociétés n'ayant pas la moindre intention de pourvoir à ce type de besoins", ajoute la parlementaire.

La ministre Peeters a réagi en soulignant que les futurs bus seront équipés des dispositifs nécessaires à l'annonce des arrêts, une initiative encore à l'état de discussion. Équiper les bus actuellement en circulation serait un investissement inutile compte tenu de l'âge de ces véhicules, a plaidé la ministre, ajoutant que le pourcentage de bus qui pourront être équipés d'un système d'annonce des arrêts grimpera à 70% d'ici l'été.

La parlementaire socialiste a demandé à la ministre d'accélérer le processus d'équipement de la totalité des bus. "Cela est faisable en renouvelant plus rapidement la flotte, mais également en installant des systèmes temporaires dans les bus plus anciens qui ne seront pas remplacés immédiatement", a-t-elle ajouté.