La Région wallonne s'est dotée d'objectifs ambitieux en matière de sécurité routière. Pour cette année, l'objectif est fixé à 200 décès, avec le cap de zéro mort sur les routes d'ici 2030. Le chemin est encore long. Ainsi, en 2019, on comptait 311 morts sur les routes wallonnes. 
 
Comment y parvenir ? La Région a relancé ses états généraux de la sécurité routière avec une particularité cette année, bien dans l'air du temps, la consultation citoyenne. Entre les mois de septembre et d'octobre, près de 10 000 citoyens ont été amenés à donner leur avis et propositions sur les moyens d'améliorer la sécurité de nos routes. 
Cette consultation a mobilisé 6999 citoyens durant deux semaines. En parallèle à cela, la Région a commandé une enquête menée sur un panel représentatif de la population auprès de 3025 citoyens. La trentaine de questions portaient sur tous les thèmes, de l'alcool au volant au port du casque pour les cyclistes. 
En première place des mesures mises en avant par les citoyens, on retrouve sans grande surprise l'entretien des routes. Viennent ensuite l'augmentation des contrôles et l'amélioration des infrastructures destinées aux usagers faibles.

Plan d'action pour 2025

Il en ressort cinq mesures phares, que l'Agence Wallonne pour la Sécurité routière présente ce mardi et qui constitueront les priorités des quatre années à venir. 
1. Une intensification des contrôles, tant pour la vitesse que pour l'alcool. Cette mesure n'est pas vraiment une surprise, et figurait en bonne place dans les priorités du ministre fédéral de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo), annonçait son intention de contrôler qu'un automobiliste sur trois soit contrôlé chaque année. 
2. Améliorer les traitements automatisés des contrôles et des poursuites. L'objectif ici est de renforcer le suivi des sanctions grâce à une meilleure collaboration entre les acteurs et services concernés. 
3. Renforcer les sanctions. L'objectif annoncé est de faire évoluer les comportements. Comment ? En s'assurant que les sanctions soient bel et bien appliquées, mais aussi qu'elles restent proportionnelles et compréhensibles pour l'usager. 
4. Donner plus de place aux usagers faibles. Le confinement a accéléré le succès du vélos et de la mobilité douce sur nos routes. Pour s'assurer de suivre les enjeux de mobilité de demain, l'AWSR entend porter une attention spéciale aux usagers faibles, dans leur protection, mais aussi dans l'accompagnement des bonnes pratiques (sécurité et visibilité). 
5. Former les usagers au partage de la route entre les utilisateurs.