Lorsque, en pleine circulation routière ralentie, une ambulance, un véhicule de pompiers ou de police actionne la sirène, c’est souvent la panique. On sait que l’on doit se ranger pour laisser passer ce véhicule prioritaire, mais il n’y a pas de règle précise. Faut-il accélérer ? S’arrêter ? Se ranger à gauche ? À droite ? On hésite. Si bien qu’il arrive que l’ambulance soit elle-même bloquée.

Le Code de la route n’édicte pas de règle précise. Mais cela va changer, du moins sur une partie du réseau routier. Il s’agit là d’une concrétisation d’un texte de loi adopté le 11 juin.

La date de mise en œuvre de la mesure a été fixée : cela devrait être le 1er octobre, a appris la VRT auprès du SPF Mobilité.

À partir de cette date, en cas de fort ralentissement, les automobilistes devront toujours libérer une "voie de secours d’urgence" par sens de circulation sur les routes à deux voies ou plus dans un même sens de circulation.

Obligation de se rabattre

Concrètement, les voitures qui sont sur la bande de gauche devront se rabattre le plus possible sur la gauche. Celles qui sont sur la bande de droite devront faire de même sur la droite.

S’il y a trois bandes de circulation, les voitures qui circulent sur la bande centrale devront aussi choisir le côté droit, laissant ainsi une "voie de secours d’urgence" .

La règle ne sera pas d’application lorsqu’une bande de circulation fait place, à l’approche d’un carrefour, à deux bandes de circulation pour séparer le trafic.

Cette nouvelle règle n’aura pas d’influence sur la bande d’arrêt d’urgence sur autoroute. Même s’il y en a une, les automobilistes devront libérer en cas d’embouteillage une "voie de se cours d’urgence" . Les véhicules prioritaires pourront emprunter l’une ou l’autre, à leur convenance.

Au bénéfice des motos

Cette nouvelle règle devrait en tout cas faire des heureux parmi les usagers de la route. Il s’agit des motocyclistes. Cet espace leur permettra de remonter les files en toute sécurité.

Ils devront toutefois libérer l’espace lorsqu’un véhicule d’urgence signale sa présence. Et, conformément à la loi Schouppe de 2011 qui leur permet de remonter les files, leur vitesse ne pourra être supérieure de 20 km/h à celle des véhicules ralentis ou immobilisés.

En instaurant une voie de secours d’urgence, la Belgique suit l’exemple de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Tchéquie et de la Hongrie. La Suisse empruntera le même chemin au 1er janvier 2021.J. La.