Mobilité

A l'heure où toutes les forces politiques plaident pour une modification des pratiques de mobilité, la fermeture de lignes est un très mauvais signal. Il est nécessaire, pour la Wallonie, de maintenir les investissements de la SNCB sur les lignes régionales, a souligné lundi le groupe PS du parlement de Wallonie.

Selon les quotidiens L'Echo et De Tijd qui en faisaient état dans leurs éditions de samedi, le gestionnaire du réseau Infrabel, menacerait de fermer 12 lignes de chemin de fer en Wallonie et une en Flandre, faute de moyens.

"Après la fermeture de plusieurs gares, ce sont donc les zones rurales wallonnes et leurs habitants qui seraient menacés une fois de plus, dans leur accès aux services publics", a dénoncé lundi Pierre-Yves Dermagne, chef du groupe socialiste au parlement wallon.

Le PS estime qu'il importe de revoir la clé de répartition des moyens 60-40 calculée en fonction du poids démographique des Régions car elle ne prend en compte ni la taille du réseau (47% en Wallonie) ni le relief accidenté de la partie sud du pays qui nécessité plus d'ouvrages d'art et d'entretien.

Pour le groupe socialiste, on ne peut pas plaider pour des objectifs ambitieux en matière de réduction d'émissions polluantes et dans le même temps annoncer la suppression de lignes de train. Accroître le report modal de la voiture vers les transports publics nécessite de la collaboration et de la coordination entre les opérateurs. "Menacer unilatéralement de supprimer des lignes n'est vraiment pas de nature à améliorer cette collaboration".

"Face à des enjeux climatiques et sociaux importants, nous ne voulons pas d'une politique de développement de la mobilité à deux vitesses: celle des grandes villes au détriment des régions rurales. Le seul enjeu que les dirigeants des opérateurs de transports publics doivent avoir en tête, c'est comment améliorer l'offre de transport public pour nos concitoyens", a encore dit Pierre-Yves Dermagne, au nom du groupe socialiste.