"Je soutiendrai les études juridiques et les combats juridiques visant à mettre à mal ce texte", a-t-il ajouté en se disant une nouvelle fois "choqué par l'attitude de la Région bruxelloise qui a continué comme si de rien n'était".

"On voudrait être agressif vis-à-vis des autres Régions qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Je n'aime pas cette notion de gens venant d'ailleurs qui viendraient s'accaparer la capitale alors que Bruxelles est largement bénéficiaire de tous ces gens qui viennent y travailler", a pointé le ministre Borsus.

Selon ce dernier, le sujet est inscrit au comité de concertation de vendredi. Vu la crise sanitaire, "je pense toutefois que le point sera plutôt examiné en janvier mais de toute façon, comment envisager d'examiner sérieusement ce texte sans, au préalable, un geste du gouvernement bruxellois" qui passe par un retrait de l'avant-projet d'ordonnance.

"Je suis disponible pour être dans le dialogue mais je suis très pessimiste quant à l'issue de la concertation. Si c'est pour additionner des taxations, ça n'a aucun sens", a poursuivi Willy Borsus en soulignant par ailleurs le côté "aventureux" de la décision bruxelloise tant le contexte juridique ne lui est pas favorable.

"Je soutiendrai les études et les combats juridiques visant à mettre à mal ce texte. En tant que ministre wallon de l'Economie, j'ai une responsabilité particulière pour déployer tous les efforts juridiques afin que cette taxation ne voie pas le jour et ma ténacité sera totale", a enfin averti le ministre.