60 % des automobilistes utiliseraient davantage les bus, trams, trains et métros s'ils étaient gratuits

Depuis quelques années, l'ensemble des régions du pays adoptent une politique relativement agressive envers les automobilistes. Avec un objectif avoué : inciter les conducteurs de voitures à délaisser leur engin pour se déplacer dans les villes. Cela passe par la mise en place de piétonnier, par la diminution du nombre de voies sur certains boulevards ou encore la mise en place de zone de basse émission, accessibles uniquement aux véhicules les moins polluants. Autant d'initiatives qui s'accompagnent, aussi, d'incitants comme la multiplication des lignes de bus, la création de nouvelles stations de métro ou encore la création de pistes cyclables.

Mais toutes ces initiatives n'ont visiblement pas l'effet escompté : chaque année, le nombre de véhicules nouvellement immatriculés augmente et les kilomètres parcourus explosent.

En collaboration avec le bureau d'études, Beobank a réalisé une enquête portant sur les solutions alternatives de mobilité qui pourraient inciter les automobilistes belges à délaisser leur véhicule. Résultat : 53 % des sondés réclament des transports en communs plus abordables tandis que 36,7 % estiment que l'introduction d'une taxe kilométrique pourrait les inciter à davantage utiliser les modes doux. Enfin, 29,4 % se déplaceraient davantage à pied, à vélo ou en transport en commun si leur voiture de société venait à leur être retirée.

"Les nouvelles solutions de mobilité séduisent principalement les jeunes, précisent les auteurs de l'étude. Et quatre personnes sur dix sont prêtes à payer plus pour une voiture plus écologique."

Voici les constats majeurs de l'étude :

1. Plus de la moitié des personnes interrogées (53 %) déclarent qu'elles utiliseraient moins la voiture si les transports en commun étaient moins chers. Le pourcentage passe même à 60 % si les transports en commun devaient devenir gratuits.

2.Environ 3 personnes sur 10 utiliseraient moins leur voiture en cas d’introduction d’une taxe kilométrique ou de suppression de la voiture de société

3. L'offre d'un package mobilité, une réduction à l'achat d'un vélo, d’un e-bike, ou d'une trottinette électrique, ou une réduction sur d'autres solutions de mobilité comme la voiture partagée pourraient inciter le Belge à utiliser moins la voiture. Un constat qui vaut surtout pour les jeunes générations.

4. Deux Belges interrogés sur dix seraient favorables à la voiture partagée

5. Quatre Belges sondés sur 10 seraient prêts à payer plus pour une voiture plus écologique.

© Transport & Mobility Leuven / Beobank