Il n'est nullement exclu de consacrer une part des recettes de la taxe kilométrique que la Région bruxelloise envisage de mettre en place à des investissements en faveur des navetteurs, a affirmé vendredi le ministre bruxellois des Finances Sven Gatz.

Au stade actuel, le mot le plus important est "concertation, concertation, concertation", a souligné le ministre, vendredi, dans la cadre du débat budgétaire au parlement bruxellois. Le ministre bruxellois des Finances a répété que l'objectif de "Smartmove", le nom donné à ce projet de réforme de la fiscalité automobile à Bruxelles, est avant tout de lutter contre la congestion, non seulement source de problèmes de santé pour la population, mais aussi un motif d'exode pour trois quart des entreprises qui quittent la Région-capitale.

Sur le plan budgétaire, on a évoqué un possible apport de 500 millions d'euros de recettes fiscales. Mais en tenant compte des correctifs sociaux du projet sur la table, on n'en n'est plus qu'à 400 millions, a-t-il précisé.

De ce montant, deux cent millions compenseront le tax shift au bénéfice des Bruxellois, ce qui signifie, selon Sven Gatz, que la pression fiscale globale de la Région sur ses habitants ne va pas augmenter, conformément à l'accord de gouvernement.

Les 200 millions restants correspondent à la part que ne paient actuellement pas les navetteurs. "Mais on est prêt à étudier avec les autres Régions si une partie de cela ne peut pas être orientée vers des investissements en faveur de ceux-ci", a indiqué le ministre.