L'an dernier, 21 cyclistes sont décédés sur les routes wallonnes, soit trois fois plus qu'en 2018, selon les chiffres publiés jeudi par Vias. Le Gracq - Groupe de recherche et d'action des cyclistes quotidiens -, réclame des mesures "plus énergiques", telle que la généralisation du 30 km/h en agglomération. De plus, la tendance observée depuis 10 ans en Wallonie inquiète également, puisque "le nombre d'accidents corporels et de blessés à vélo ne décroit pas". "C'est donc une très mauvaise nouvelle pour le Gracq, même si le bilan est également médiocre pour tous les usagers de la route en Wallonie", avec 31 tués de plus en 2019.

Les chiffres des accidents impliquant des cyclistes mettent en évidence le manque d'infrastructures sécurisées en Wallonie, pointent l'association et Vias.

Ces données doivent être mises en perspective avec l'évolution de la pratique du vélo au sud du pays, indique le Gracq, mais les dernières enquêtes à ce sujet ne montrent qu'une faible évolution des déplacements à vélo.

Le Groupe de recherche et d'action des cyclistes quotidiens réclame dès lors des mesures à mettre rapidement en œuvre, à commencer par une analyse des causes des accidents impliquant un cycliste.

Il est aussi nécessaire de mettre en place davantage de "zones avancées pour cyclistes", qui permettent au vélo de se placer devant un camion et de démarrer avant les autres véhicules.

Le Gracq plaide encore pour un "feu vert intégral", pour que les vélos puissent traverser un carrefour sans aucun autre trafic motorisé. Enfin, les aménagements physiques pour cyclistes doivent être séparés sur les voiries régionales à plus de 50 km/h. Certains cyclistes sont en effet renversés alors même qu'ils roulent sur une piste cyclable. Dans les rues où elles ne sont pas séparées du trafic, il faut instaurer "la généralisation du 30 km/h".

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