Avec 56%, le "GSM au volant" est en tête des causes d'agacement dans le trafic. C'est ce que révèle une étude sur la mobilité réalisée par Touring.

"C'est un phénomène qui augmente et la tentation de surfer sur les nombreuses applications est apparemment trop forte pour la majorité des automobilistes", explique Touring. "Non seulement le conducteur se met en danger, mais il risque de porter atteinte à la vie des passagers ou autres usagers de la route. La distraction et la conduite à une main causent des comportements dangereux comme des ralentissement injustifiés, des écarts inattendus. Elles peuvent aussi perturber la circulation et augmenter l’agressivité des automobilistes, en démarrant avec du retard au feu qui passe au vert", met en garde l'opérateur.

Pourtant, de manière étonnante, le nombre d'amendes infligées diminue légèrement chaque année comme le montre les chiffres des polices locale et fédérale. Ainsi, 98 784 amendes ont été infligées en 2018, soit 1 625 de moins que l'année précédente

L'agressivité au volant en baisse

L'enquête, effectuée sur un échantillon de 1100 réponses, rapporte que le "non-usage des clignotants" arrive en seconde position et que "la vitesse non-adaptée" complète le trio de tête de ces causes d’énervement.

Comme depuis plusieurs années maintenant, l'agressivité au volant continue également de reculer dans le classement pour arriver à la 5e place. Selon Touring, cela peut vraisemblablement s'expliquer par une prise de conscience de la part des automobilistes ainsi que par la hausse des caméras embarquées qui freine les ardeurs des conducteurs

Pour lutter contre ces mauvais comportements routiers, Touring recommande la mise en place de plus de radars tronçons et de caméras intelligentes ainsi qu'une plus grande sévérité dans les sanctions infligées.