Le rôle du radar-tronçon : calculer la vitesse moyenne des automobilistes sur une distance déterminée et verbaliser ceux qui dépassent la vitesse maximale autorisée. Il n'en existe qu'un seul pour l'instant côté wallon. Mais plus pour longtemps...

Déjà bien présents du côté néerlandophone, les radars-tronçons sont encore quasiment inexistants de l'autre côté de la frontière linguistique. Actuellement, il n'en existe d'ailleurs qu'un seul en fonctionnement : celui du tunnel de Cointe, sur l'autoroute E25, à Liège. Son rôle : calculer la vitesse moyenne des automobilistes sur une distance déterminée (3km pour le tunnel de Cointe) et verbaliser ceux qui dépassent la vitesse maximale autorisée. "Il est prouvé que ce genre de dispositif induit une diminution de la vitesse et donc une sécurisation des axes sur lesquels ils se trouvent", nous précisait récemment Benoît Godart, porte-parole de l'Institut Vias, expert en sécurité routière. "Cela évite des freinages intempestifs avant un radar fixe avant de nouvelles accélérations."

Le ministre wallon en charge de la sécurité routière, Carlo Di Antonio (CDH) avait, en juin, annoncé le renforcement du volet répression de la vitesse. Avec 167 nouveaux radars, dont 24 radars tronçons. Avec une mise en service avant la fin de l'année pour les premiers d'entre eux, précisait-il.

Le délai semble être tenu : les premiers radars-tronçons seront mis en service à partir du mois de novembre, selon nos confrères de Sudpresse. Ce sera le cas de celui de l'avenue Jean 1er à Namur, et de deux dispositifs sur la chaussée de Brunehaut (N527) à Quevaucamps et Ellignies-sainte-Anne.

D'autres suivront en décembre : le radar de la N58 à Comines-Warneton ainsi que celui de la N25 à hauteur de Genappe. Enfin, la mise en service d'un sixième radar est déjà programmée en janvier, sur la N666 à Pepinster.

Voici la carte des 167 radars qui seront installés dans les prochains mois en Wallonie (zoomez pour cibler vos communes)