Le nombre de cas d'euthanasie chez les patients atteints d'un cancer a fortement augmenté en 10 ans. Alors qu'en 1998, seuls 2,3% des gens atteints d'un cancer optaient pour l'euthanasie, en 2007, ce chiffre grimpait à 6,8%. En revanche, le nombre d'euthanasies sans l'accord formel du patient a diminué, selon une étude menée par des chercheurs de la VUB et de l'UGent et publiée récemment dans la revue Journal of Clinical Oncology. Le chercheur Koen Pardon et le professeur Luc Deliens admettent qu'il s'agit de deux tendances indépendantes l'une de l'autre. "Il est possible que la législation sur l'euthanasie et la disponibilité grandissante des soins palliatifs aient permis de mieux réguler les procédures, tant pour le patient que pour le médecin", explique le communiqué diffusé jeudi.

Il apparaît également que dans moins de sept cas sur dix, les patients cancéreux et leurs familles ont entamé le processus de décision, tandis que chez les patients non-cancéreux et leur famille, les discussions sont entamées dans 83,7% des cas. "La prescription d'anti-douleurs est devenue la norme chez les patients atteints d'un cancer, les médecins ressentent donc moins le besoin d'en parler avec le patient. Cela expliquerait cette différence", explique le communiqué.