Dans nos éditions du 26 juin dernier, "La Libre" publiait une opinion du ministre d’Etat molenbeekois dans lequel celui-ci faisait état de quelques sérieuses réserves dans le débat sur l’extension de la loi sur l’euthanasie aux enfants.

Alors que le texte largement remanié depuis lors vient d’être voté en commission, Philippe Moureaux nous a confirmé que face à ces évolutions, il voterait la nouvelle législation mais sans enthousiasme, loin s’en faut.

"Le projet a été fortement remanié et je vous avouerai que je me suis retrouvé partiellement dans certaines critiques de Francis Delpérée exprimées mercredi dans ‘La Libre’ mais sans aller jusqu’à partager évidemment ses conclusions."

L’ex-patron du PS bruxellois rappelle sa crainte qu’on aurait pu utiliser ce texte "pour se débarrasser de poids qui deviendraient lourds pour un certain entourage". Voilà pourquoi il salue aussi positivement le fait que les jeunes exprimant des souffrances psychiques ne sont plus concernés.

Pour Philippe Moureaux, "c’est devenu maintenant un texte acceptable. Mais je me demande quand même toujours pourquoi on n’a pas pu prendre un peu plus de temps pour le faire atterrir".

Et d’exprimer malgré tout encore des réserves notamment sur l’intervention des parents dans la décision. "Les meilleurs juges sont encore les premiers concernés eux-mêmes mais cela nécessite qu’ils aient suffisamment de maturité pour se prononcer."

Sa conclusion ? "Oui je voterai le texte mais sans enthousiasme. Et en rappelant que c’est avant tout à voir comme un signal que contrairement à l’euthanasie des adultes, mettre fin à la vie d’un enfant ne peut se faire que dans des conditions exceptionnelles"…