La jeune Belgo-Nicaraguayenne Amaya Coppens a été arrêtée le 10 septembre 2018 lors d’une manifestation populaire dans laquelle se trouvaient plusieurs étudiants. Elle est accusée, avec d’autres prisonniers, de terrorisme, d’entrave aux services publics, d’enlèvement, de détention illégale d’armes et de vol aggravé par les autorités nicaraguayennes et attend son procès avec anxiété.

Vendredi, Pierre Galant, du Centre d’action laïque, qui a bien connu le président Daniel Ortega, et Me Alexis Deswaef, qui dirigea la Ligue des droits humains, ont rencontré, à Bruxelles, l’ambassadeur du Nicaragua auprès de l’Union européenne et ont intercédé en faveur de la jeune Belge, laquelle a reçu, dans sa cellule, la visite de l’ambassadeur belge au Panama.

Le comité de soutien d'Amaya Coppens signale d'ailleurs que "les autorités nicaraguayennes sont visiblement embarrassées face à la pression internationale en vue d’obtenir la libération d’Amaya Coppens, accusée de manière grotesque de 'terrorisme'".

L’ambassadeur a assuré à Pierre Galant et Alexis Deswaef que les autorités nicaraguayennes travaillaient à une solution pour Amaya Coppens. D'après le comité de soutien, cette solution pourrait prendre la forme d’une libération des 36 femmes arrêtées sur un total de 196 arrestations suite aux manifestations de septembre. "Cette solution devrait intervenir prochainement", assure le comité de soutien.