S'il déplore le "manque de respect pour les voyageurs" que constitue la grève non-annoncée des cheminots à Charleroi-Sud lundi, le député Ecolo Jean-Marc Nollet donne raison "sur le fond" aux cheminots.

"On a vraiment l'impression que le gouvernement se fout de leur gueule", a-t-il déclaré dans Matin Première. "Sur le dossier SNCB, on est déjà très en retard par rapport aux investissements. Il y a des problèmes énormes de place dans les trains, de ponctualité", a-t-il constaté, alors que les mesures d'économies pour la SNCB devraient priver l'entreprise publique de 20% de son budget. Et si les chiffres lancés cette semaine divergent d'un ministre à l'autre, c'est parce que la nouvelle ministre de la Mobilité Jacqueline Galant "essaie de camoufler la réalité". Vingt pour cent de budget en moins, "c'est un train sur cinq qu'on supprime, c'est une gare sur cinq qu'on ferme", a encore commenté le chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre.

Jean-Marc Nollet épingle aussi l'attitude problématique du président de la N-VA Bart De Wever, après les différentes polémiques qui ont touché les N-VA Jan Jambon et Theo Francken. Alors que le Premier ministre Charles Michel a contraint Theo Francken à formuler des excuses à la Chambre, "deux jours après, Bart De Wever dit 'non, il n'y a pas de problème'. C'est qui le patron?", s'interroge le député. "Le loup est dans la bergerie, il ne faut pas s'étonner qu'il mange tous les moutons."


La ministre Galant regrette la grève et veut débuter les concertations sociales

La ministre de la Mobilité Jacqueline Galant regrette la grève qui a éclaté lundi au sein des conducteurs de train de Charleroi-Sud. "Cela a pris au dépourvu des centaines de navetteurs", souligne-t-elle dans un communiqué. Elle va fixer rendez-vous aux organisations syndicales cette semaine afin de commencer les concertations sociales. "Nous avons tous notre part de responsabilités pour assurer un service aux usagers qui font confiance à la SNCB", indique encore Jacqueline Galant.


Grève des conducteurs de train à Charleroi-Sud: soixante trains supprimés lundi matin

La grève menée lundi matin par une partie des conducteurs de train à la gare de Charleroi-Sud a provoqué la suppression de 60 trains, a indiqué Thierry Ney, porte-parole de la SNCB. Au total, 60% des conducteurs ont débrayé. Des perturbations étaient toujours signalées lundi midi, principalement sur la ligne 124 entre Charleroi et Bruxelles, ainsi que dans une moindre mesure sur la dorsale wallonne pour laquelle des navettes de bus ont été mises en place entre Nivelles et Charleroi "afin de réduire les désagréments pour les voyageurs".

Le personel de la SNCB a été largement sollicité lundi matin par les voyageurs, ajoute M. Ney. "Le personnel a informé les voyageurs via tous les canaux disponibles, que ce soit dans les gares, via le site internet, les applications ou Twitter. Sur ce réseau social, l'équipe a reçu 476 messages ce matin et a répondu à 171 reprises", une réponse suffisant pour répondre à plusieurs messages identiques, ajoute le porte-parole.

Les conducteurs de train de Charleroi-Sud ont débrayé lundi matin, vers 3H15, pour protester notamment contre le manque de clarté de l'accord de gouvernement et le "cafouillage" sur les budgets dont disposera la SNCB dans les prochaines années.


Vol de câbles: aucune circulation ferroviaire entre Mouscron et Lille Flandres

Suite à un vol de câbles électriques sur le territoire français, durant la nuit de dimanche à lundi, la circulation ferroviaire est interrompue depuis ce lundi matin, dans les deux sens, sur la ligne 75A entre la gare de Lille Flandres (France) et la gare de Mouscron. "Nous n'avons reçu aucune information de la SNCF. Il n'y a donc aucune prévision quant aux travaux de réparation de cette ligne. Les voyageurs belges souhaitant se rendre à Lille ou les Français désirant rejoindre Mouscron sont invités à voyager via Tournai, d'où ils pourront poursuivre leur voyage. Ce transit par Tournai nécessitera un temps de parcours supplémentaire d'une demi-heure à trois-quarts d'heure", a expliqué Frédéric Sacré, un des responsables de la communication à Infrabel.