Nordine Saïdi est le porte-parole du petit parti d’extrême gauche bruxellois Egalité dont l’action consiste surtout à s’en prendre à celles et ceux qui osent critiquer l’Islam. Il y a exactement un an, il fut signalé parmi les principaux chahuteurs lors de l’action "Burqa bla-bla" menée à l’ULB notamment contre la journaliste-essayiste féministe et laïque française, Caroline Fourest. Cette dernière entendait y expliquer son opposition intransigeante aux islamistes et au port de signes ostentatoires attentatoires à la dignité des femmes mais il n’avait pas pu s’exprimer. Le hasard veut que Nordine Saïdi vienne d’être inculpé suite à une plainte de Caroline Fourest qui a été associée malgré elle dans une vidéo au terroriste norvégien d’extrême droite Anders Behring Breivik.

Le militant d’Egalité l’avait mise en ligne il y a un an pendant cette période particulièrement agitée. Le parti Egalité a publié mardi un communiqué expliquant que "Caroline Fourest n’a visiblement pas digéré le chahut auquel elle a eu droit lors de sa visite le 7 février 2012 à l’ULB. En effet, tout le monde aura entendu parler de l’affaire Burqa bla-bla; ce chahut s’est fait entendre jusque dans certains partis" . "Une véritable chasse aux responsables du chahut s’est ouverte depuis" , soulignait encore le communiqué.

Reste que Nordine Saïdi y reconnaît d’avoir "participé de manière active à ce chahut fomenté notamment par l’ex-assistant de l’ULB Souhail Chichah" Cela dit, pour avoir mis sur le mur de son profil Facebook une vidéo intitulée "Breivik : le terroriste préféré de l’islamophobe Caroline Fourest" Nordine Saïdi a été inculpé de calomnie et diffamation.

Pour lui "la plainte de Caroline Fourest est une tentative d’intimidation à son égard" . Il a donc annoncé qu’il s’en servira "pour exposer à la Justice pourquoi il considère M me Fourest comme coutumière de propos islamophobes, tout en ajoutant qu’il n’est ni l’auteur ni le diffuseur de la vidéo incriminée".

Un raisonnement que l’avocat de Caroline Fourest, Me Marc Uyttendaele balaie du revers de la main : "Auteur ou pas, la question n’est pas là " Mais "se cacher derrière cet argument reviendrait à ajouter de la lâcheté à la diffusion de quelque chose qui est ignoble" a commenté l’avocat à Belga.