Trente-et-une des 43 personnes arrêtées administrativement et des 2 mises à disposition du parquet de Bruxelles, suite aux incidents survenus mardi soir dans le quartier des Marolles à Bruxelles, ont un casier judiciaire lourd, a déclaré mercredi le bourgmestre de Bruxelles-Ville Freddy Thielemans, à l'occasion d'une conférence de presse. Ils sont connus des services de police pour un total de 242 faits délictueux.

Parmi les personnes arrêtées par la police mardi soir, 13 étaient mineurs d'âge. Pour le bourgmestre de Bruxelles, les incidents n'ont pas été provoqués par des manifestants venus exprimer leur colère mais par des clans de jeunes qui se connaissent et qui avaient une volonté de "casser".

Ces dérapages, comme les a qualifiés le bourgmestre, ont poussé la police à agir avec fermeté dès lundi soir, a-t-il dit. Des images ont été filmées durant les échauffourées. Ces images sont actuellement analysées. Des procès-verbaux à charge des personnes identifiées à partir de ces images seront transmis au parquet de Bruxelles.

Si le bourgmestre s'est défendu de tout laxisme, il a tout de même déclaré devant la presse que les incidents survenus ces deux dernières nuits à Bruxelles n'étaient pas comparables aux émeutes qu'a connus la France.

"Nous subissons à Bruxelles une réaction à un phénomène extérieur. Il n'y a pas eu d'affrontement direct entre la police et les jeunes. Des incidents éclatés sont survenus", a dit Freddy Thielemans qui a rappelé que mardi soir, la police avait rétabli l'ordre en une heure.

Le chef de corps de la police, Roland Van Reusel, a souligné l'efficacité du travail des services de prévention qui ont étroitement collaboré ces deux dernières nuits. Alors que le chef de la police évalue le nombre de jeunes présents lundi et mardi soirs dans les rues des Marolles entre 50 et 80, il considère que, sans le travail de dialogue qui a été mené, ils auraient été 200 ou 300.

Selon le directeur de cabinet du bourgmestre, Philippe Close, 30 pc de la population habitant dans le quartier de la place Querelle d'où était originaire le jeune homme décédé en prison, sont âgés de moins de 17 ans.

L'asbl BRAVVO, qui centralise les actions de prévention mises en place par la Ville, a souligné l'importance de mener de telles actions avant un événement comme celui des Marolles mais aussi la nécessité de les poursuivre après les incidents.