Il l'a indiqué à l'aube d'un comité de concertation mercredi et alors que le gouvernement fédéral doit encore s'accorder sur ce sujet "Le message de GM est clair: on devra également faire des économies en Europe", a indiqué M. Peeters. Le gouvernement flamand s'occupe de manière très suivie du dossier d'Opel Anvers mais attend toujours qu'il y ait une certaine clarté. Mercredi encore, il y a une concertation prévue avec Opel, a souligné M. Peeters.

Le gouvernement fédéral allemand et quatre Länder veulent injecter de l'argent dans une entité GM européenne. "Nous devons maintenant voir si une telle entité européenne ou d'autres solutions sont possibles et tout faire pour y intégrer Anvers", estime M. Peeters. Il a indiqué qu'il y avait eu des contacts avec les gouvernements concernés en Allemagne.

M. Peeters veut cependant rester prudent: "Je ne veux pas donner de faux espoirs ou faire de fausse promesses mais nous devons tout faire pour assurer un avenir à Opel Anvers". M. Peeters a déploré les propos de la vice-première ministre et ministre de l'Emploi Joëlle Milquet qui a déclaré au Laatste Nieuws et aux journaux du groupe Sud Presse, qu'elle était d'accord de prendre des mesures mais qu'elle ne voulait pas d'apport de capital. Peu avant le début de la réunion du comité de concertation, Mme Milquet était plus prudente. "Un apport de capital des autorités fédérales est autre chose mais ce n'est peut-être pas nécessaire".

Le vice-premier ministre et ministre des Finances Didier Reynders n'est pas d'accord avec Mme Milquet. "Je suis d'un autre avis. Je suis prêt à examiner un dossier", a-t-il dit. Patricia Ceysens, ministre flamande de l'Economie (Open Vld) a répété que le gouvernement flamand était prêt à aider "mais sur base d'un bon Business Plan". "Nous ne devons pas refaire les erreurs des années '70 et jeter de l'argent dans des puits sans fond", a souligné Mme Ceysens. "Le rideau n'est pas encore tiré. Cela nous donne du temps pour examiner une série de scénarios", a-t-elle ajouté.