Si le cancer du col de l’utérus a beaucoup fait parler de lui ces dernières années, c’est davantage parce qu’il est le premier cancer à pouvoir bénéficier d’un vaccin, que par le nombre de femmes qui en sont touchées. En effet, d’après les statistiques les plus récentes dont on dispose, en 2008, 643 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus ont été enregistrés en Belgique. Cette même année, 186 patientes sont décédées des suites de ce cancer. Et si, au moment du diagnostic, l’âge moyen de la femme est de 54 ans, de nombreuses jeunes femmes encore en âge d’avoir un enfant sont également concernées. Or, quand on sait que le traitement de référence des cancers diagnostiqués à un stade précoce est l’hystérectomie, une intervention qui consiste à retirer l’utérus totalement, on peut imaginer les conséquences

Dès lors, les nouvelles recommandations scientifiques pour la prise en charge du cancer du col de l’utérus, qui viennent d’être publiées par le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), seront vraisemblablement bien accueillies. Basées sur une revue systématique de la littérature et développées en collaboration avec le Collège d’oncologie, ces nouvelles " guidelines " accordent en effet une attention toute particulière au désir d’enfant ainsi qu’à la sexualité de la patiente. " Chez les femmes qui souhaitent encore avoir des enfants, cette intervention peut être moins radicale, de manière à permettre une grossesse future, explique le KCE . Les recommandations édictées (1) valent aussi pour la prise en charge du cancer du col diagnostiqué chez une femme enceinte ."

(1) Le rapport peut être consulté sur le site http://www.kce.fgov.be