M. Monfils relève "des avancées intéressantes en ce qui concerne la séparation des prescriptions religieuses et la jouissance des droits civils et politiques". Mais il juge le texte "rigoriste et excessif" lorsqu'il interdit par exemple aux personnes morales de droit public de participer "même indirectement" à des cérémonies officielles se référant à une conception philosophique ou religieuse. "La proposition remet aussi inutilement en question les ordres protocolaires", ajoute le sénateur.

Enfin et surtout, dit-il, l'interdiction absolue de signes religieux ou philosophiques dans les "meubles ou immeubles" affectés à un service publics pose de "graves" questions telles que celle d'une interdiction des croix dans les cimetières, d'une suppression de l'effigie ou même du passage de Saint-Nicolas dans les écoles et dans les bureaux des services publics, d'une suppression d'une statue religieuse enchâssée dans un bâtiment non classé affecté à un service public, etc. Et le sénateur de conclure qu'en l'état actuel du texte, il ne le votera pas.