Le Comité de Vigilance Citoyen, qui s'était constitué à la suite de la mission de parlementaires wallons aux Etats-Unis, porte également plainte "subsidiairement" contre Joëlle Milquet, la présidente du cdH.

Il reproche à Mahinur Özdemir d'avoir tenu des propos négationnistes lors d'une interview, en turc, parue sur le site d'information www.belturk.be. Selon Olivier Baum, fondateur du comité, la jeune députée bruxelloise avait employé les termes de "prétendu génocide" et de "soi-disant génocide" des Arméniens, explique-t-il dans un communiqué.

Le CECLR confirme avoir reçu un "signalement" à ce sujet, mais il estime qu'avant de prendre position sur les propos attribués à la députée bruxelloise, "il convient de disposer de tous les éléments du dossier et d'analyser ceux-ci en profondeur".

Dans un communiqué, le Centre rappelle toutefois que la "loi négationnisme" du 23 mars 1995 sanctionne exclusivement la négation, la minimisation, la justification ou l'approbation du génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la Seconde guerre mondiale.

Une nouvelle décision-cadre adoptée par le Conseil de l'Union européenne, le 28 novembre 2008, a ouvert le débat juridique sur la question de savoir si la Belgique doit envisager d'élargir la portée de cette loi, notamment à la négation du génocide arménien et à celle du génocide tutsi, souligne encore le CECLR.