Environ 2 à 3.000 personnes se sont rassemblées ce vendredi après-midi à Anvers pour assister aux funérailles d’un Marocain de 27 ans, dont le meurtre mardi avait déclenché de violents incidents dans la ville, a constaté un journaliste de l’AFP.

Une heure avant le début de la cérémonie, le cercueil de Mohamed Achrak, recouvert d’un drapeau du Maroc, a été amené par huit hommes vêtus de blanc et par l’un de ses frères à l’intérieur d’un centre omnisport transformé pour l’occasion en lieu de prière.

Un imam a immédiatement entamé une prière, dans une atmosphère de recueillement, devant des fidèles installés sur des tapis de prières orientés vers la Mecque.

Dans le même temps, une assistance nombreuse continuait de se rassembler aux alentours de la salle de sport et des tapis de prière ont été installés sur un terrain de football mitoyen.

La bourgmestre socialiste d’Anvers Léona Detiège et d’autres personnalités politiques belges étaient également présentes.

Mohamed Achrak, un professeur de religion islamique, a été tué mardi après-midi par un voisin de son père, un homme âgé de 66 ans ayant des antécédents psychiatriques.

Ce meurtre a déclenché des émeutes à Anvers mardi et mercredi, dans lesquelles Mme Detiège a mis en cause la responsabilité présumée d’un groupe islamique, la Ligue arabe européenne (LAE).

Le chef de la LAE, Abou Jahjah, a été arrêté jeudi soir par la police pour avoir, selon la RTBF, «incité à la violence» et pour «coups et blessures.

Le Premier ministre belge Guy Verhofstadt avait auparavant menacé de dissoudre la LAE, mouvement également critiqué pour ses méthodes radicales par un grand nombre de représentants de la communauté immigrée anversoise.