La ministre flamande pour l'Egalité des chances Liesbeth Homans (N-VA) réclame que "la lumière soit faite" après une polémique concernant le Centre interfédéral pour l'égalité des chances (Unia). Tout est parti de la révélation d'un mail qui a circulé en interne. Dans ce mail, un juriste employé d'Unia s'étonnait de la condamnation d'un homme pour antisémitisme.

Un manifestant a été condamné cette semaine à payer 600 euros d'amende et à une peine conditionnelle de six mois pour propos racistes scandés lors d'une manifestation pro-palestinienne qui s'est tenue en 2014. Il y aurait déclaré que "tous les Juifs devraient avoir la gorge tranchée". Dans cette affaire, le Forum de l'organisation des Juifs de Flandre s'est constitué partie civile.

'Joods Actueel', un journal représentant la communauté juive de Flandre, a demandé l'opinion du centre Unia. A son étonnement, le journal a reçu, en réponse, un mail interne dans lequel un juriste considère cette condamnation comme "hautement problématique". "Cette accusation est tordue et ne reflète pas ce que dit la loi", y dit-il.

Unia se serait aussi déclaré partie civile, mais le conteste. "Nous nous estimons lésés, oui", a déclaré la directrice d'Unia, Els Keytsman, qui a reçu ce mail et l'a renvoyé par erreur. "Donc, nous nous tenons au courant du verdict. Il faut savoir que nous nous constituons partie civile dans à peine 1% de nos dossiers."

Pour 'Joods Actueel', ce mail prouve qu'Unia prend la défense de l'auteur du mail plutôt que de celle des victimes d'antisémitisme.

Liesbeth Homans a réagi ce vendredi. "Cela me laisse sans voix qu'Unia soit aussi partial, apparemment, face au racisme et à la discrimination", a-t-elle déclaré à la Gazet van Antwerpen.

Unia a insisté sur le fait que l'employé incriminé ne représente pas sa position officielle."Evidemment, nous condamnons toutes les formes d'antisémitisme."