L'épreuve de français du CE1D, le 14 juin dernier, a fait polémique sur les réseaux sociaux. En cause, la prononciation du commentateur sportif Rodrigo Beenkens, dont la voix faisait l'objet d'une compréhension à l'audition. La Fédération Wallonie-Bruxelles réagit.

Dur dur, la compréhension à l'audition de l'épreuve de français du CE1D ce vendredi 14 juin. En cause selon certains élèves la capsule audio choisie pour l'examen par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ceux-ci n'ont pas manqué de s'en agacer sur les réseaux sociaux, de manière parfois très virulente. L'objet du mécontentement de ceux-ci? La "prononciation" du commentateur sportif Rodrigo Beenkens, lors d'une interview utilisée pour l'examen. Une polémique à laquelle réagissait Rodrigo Beenkens plus tôt ce lundi, faisant écho des avis divers qu'il avait reçu: "Par exemple, un préparateur physique d'un club professionnel m'a contacté pour me dire que son enfant avait dû analyser ma voix dans son épreuve de français. Il a trouvé cela très chouette et n'a pas eu de problèmes de compréhension. J'en déduis que la qualité de la diffusion n'était pas la même dans les différentes écoles", nous expliquait-t-il.

"Rodrigo Beenkens a donné son accord"

Au cours de cette interview, M. Beenkens estimait que la Fédération Wallonie-Bruxelles aurait dû avoir "la bienséance de le prévenir". Or, par voie de communiqué de presse, la Fédération Wallonie-Bruxelles a réagi: "Les réseaux sociaux ont pris Rodrigo Beenkens pour cible en le critiquant personnellement de façon virulente en raison de problèmes de compréhension de la capsule audio. L’Administration générale de l’Enseignement ne remet aucunement en cause le professionnalisme et les qualités d’orateur de Rodrigo Beenkens, et regrette sincèrement qu’il ait été victime de ce déferlement de violence."

Mais, celle-ci précise que Rodrigo Beenkens a bel et bien donné son accord à la diffusion de l'interview dans le cadre de l'épreuve, enregistrée en 2017. "Pour rappel, il faut plus d’un an pour que ces épreuves voient le jour, car elles sont le fruit d’un long travail collaboratif", ajoute-t-on.

Une enquête objectivera les défauts de compréhension

En outre, une enquête a été mandatée par l’Administration générale de l’Enseignement auprès du Service général de l’Inspection. "Celle-ci visera d’une part à objectiver les problèmes de compréhension rencontrés – qui pourraient avoir été causés, localement, par un matériel inégal ou des conditions de travail moins adéquates –, et d’autre part à étudier les pistes d’amélioration pour que les futures épreuves se passent dans les meilleures conditions pour les élèves", conclut le communiqué.