Louis Michel: pas encore débarrassé de Maingain, ni du MR

Louis Michel (MR) n'est pas d'accord avec l'analyse de Louis Tobback (sp.a), qui considère que la situation est plus facile qu'en 2007. "Elle est même plus compliquée", a répondu lundi M. Michel dans l'émission De Ochtend de la VRT.

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Il s'oppose également à l'affirmation de M. Tobback selon laquelle on serait désormais "débarrassé" du président du FDF Olivier Maingain. "On n'est débarrassé ni d'Olivier Maingain, ni du MR", a-t-il répondu. Louis Michel reconnaît la défaite de son parti, mais il rappelle que les Libéraux francophones disposent de 18 sièges et qu'ils auront certainement "encore quelque chose à dire" au sein du front francophone. Le balle est clairement dans le camp de la N-VA et du PS, mais M. Michel a rappelé que son parti voulait collaborer à une réforme de l'Etat.

Selon Louis Michel, la démission de Didier Reynders de son poste de président du MR après ce revers n'est pas à l'ordre du jour pour l'instant. "C'est une autre question. Le parti doit régler cela lui-même".

Louis Tobback: Une solution désormais plus probable qu'en 2007

Une solution aux problèmes communautaires belges est désormais "davantage possible" qu'en 2007, a jugé le ministre d'Etat Louis Tobback (sp.a) lundi, au lendemain des élections législatives. Tandis qu'il y a deux ans, "personne n'osait bouger du côté francophone", les larges victoires du PS et de la N-VA offrent maintenant "une marge suffisante" pour conclure un compromis, a-t-il analysé dans l'émission De Ochtend de la VRT radio.

En outre, avance M. Tobback, "on est maintenant probablement délivré" du chef de file des FDF Olivier Maingain.

Quant au sp.a, il a "fait aussi bien que le permettaient les circonstances" et ce, même si le score des socialistes flamands n'est pas réellement de nature à se réjouir, a-t-il concédé. L'ancien ministre de l'Intérieur reste prudent sur une éventuelle participation du sp.a au prochain gouvernement. "Mais si demain (le président du PS) Elio Di Rupo et (le président de la N-VA) Bart De Wever trouvent un accord sur une importante réforme de l'Etat et la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde, le sp.a dira-t-il non", interroge-t-il. "Qui dira non à cela ? Peut-être quelques obstructionnistes du CD&V", ajoute-t-il. Car pour Louis Tobback, il se trouve au sein du CD&V des gens prêts à "faire trébucher" M. De Wever.

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