Petits partis : pas d’avancée décisive

Les réactions parfois très déboussolées de certains électeurs, dimanche matin, à l’heure de se rendre dans les bureaux de vote, avaient donné quelque espoir aux candidats des petites listes ou, pour le dire plus précisément, de celles qui n’ont pas encore de représentants au Parlement. Vers notre module Résultats

Petits partis : pas d’avancée décisive
©Jean-Luc Flémal
Christian Laporte

Les réactions parfois très déboussolées de certains électeurs, dimanche matin, à l’heure de se rendre dans les bureaux de vote, avaient donné quelque espoir aux candidats des petites listes ou, pour le dire plus précisément, de celles qui n’ont pas encore de représentants au Parlement.

Les dés sont jetés et sauf sans doute, du côté du Parti populaire – voir ci-dessous –, le prédicat de petit parti devrait leur rester accolé jusqu’aux prochaines élections régionales ou fédérales à l’heure de boucler cette édition. En attendant, elles auront évidemment l’occasion de s’implanter au niveau local.

Extrême droite.

Une formation qui n’entrait plus dans cette catégorie la rejoint résolument : le Front National disparaît en effet de la Chambre et perd donc son dernier élu qui l’avait été en 2007 dans la circonscription du Hainaut, en passant de près de 8 % à 2,32 %.

Une baisse qui s’explique aussi par l’éparpillement des voix extrémistes, Wallonie d’abord ! et le FN + ne grappillant chacun qu’un peu plus d’un pour cent. Dans les autres circonscriptions wallonnes, l’extrême droite n’atteint pas les 2 % sauf à Namur où le FN approche des 3 % alors que Wallonie d’abord ! et le FNB font ensemble 2,5 %.

On en retiendra que même déguisée sous une enseigne plus régionaliste, Wallonie d’abord ! n’a pas davantage réussi à convaincre les électeurs du sud du pays.

Extrême gauche.

À l’autre bout de l’éventail politique, le PTB + triple ses voix dans la circonscription de Liège avec des pointes de plus 9,8 % dans le canton d’Herstal et de 7,25 % dans celui de Seraing.

Par contre, il ne perce pas particulièrement dans le Hainaut où il est surtout concentré sur Charleroi. Mais la direction du parti ne se réjouit pas moins de cette progression !

De son côté, le Front des gauches ne fait pas la percée espérée, perdant même des plumes dans la bagarre, notamment dans le Hainaut où il avoisine 0,65 % alors que le résultat réuni du CAP et du Parti communiste était de 1,63 %.

Et à BHV non plus, la logique unitaire ne semble pas avoir porté puisque séparément le CAP, le Parti communiste et Vélorution avaient fait 0,67 % pour seulement 0,51 % cette fois.

De son côté, le Mouvement socialiste gagne des chouïas de pour cent à Liège, dans le Luxembourg et à Namur mais c’est totalement négligeable.

Rattachistes et régionalistes.

Quant au Rassemblement Wallonie France, il connaît des sorts pour le moins divers : il progresse de 1,7 % à Namur – un effet Gendebien qui y était tête de liste ? –, de 0,91 % dans le Brabant wallon, de 0,2 % dans le Luxembourg, de 0,5 % à Liège, mais perd 0,5 % dans le Hainaut.

Mais tout est relatif puisque le score rattachiste le plus performant n’est que de 2,5 %.

L’on ne citera pour mémoire que les résultats bas de Wallonie + alors qu’à l’heure de boucler cette édition, le résultat de Pro Bruxsel, le parti régional bilingue de la capitale, n’était que de 0,97 %.

Quant à Belg. Unie, le cartel formé par Belgique Unie et par les Chrétiens démocrates francophones, il ne dépasse le pour cent symbolique dans aucune des circonscriptions francophones ou à Bruxelles-Hal-Vilvorde. Pire : dans cette circonscription, l’alliance est moins porteuse que l’addition des résultats séparés en 2007.

© La Libre Belgique 2010

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