PS à Cohn-Bendit: "Balaie devant ta porte cher collègue"

"Balaie devant ta porte cher collègue, la Nva fait partie de ton groupe au Parlement Européen" répond Marc Tarabella, député européen PS, à Cohn-Bendit.

PS à Cohn-Bendit: "Balaie devant ta porte cher collègue"
©Alexis Haulot
BELGA

L'eurodéputé socialiste Marc Tarabella a dénoncé mardi les commentaires du chef de groupe écologiste, Daniel Cohn-Bendit, sur les élections belges. "Balaie devant ta porte cher collègue, la N-VA fait partie de ton groupe au Parlement Européen", lui a-t-il rétorqué, par voie de communiqué de presse. Interrogé mardi lors d'une conférence de presse, M. Cohn-Bendit a estimé que le vote massif exprimé en faveur de la N-VA et du PS en Belgique était le symptome d'un réflexe de repli des citoyens face aux craintes suscitées par la mondialisation.

Ces commentaires ne sont pas du goût de M. Tarabella, qui a jugé "regrettable de voir certains vautours se faire de la publicité médiatique sur la faiblesse passagère de certains Etats membres". La sortie de M. Cohn-Bendit "est d'autant plus maladroite que les Verts ont accueilli la N-VA dans leur groupe politique", a-t-il souligné. Au Parlement européen, les Verts ont en effet formé un groupe commun avec l'Alliance libre européenne (ALE), un ensemble de députés issus de formations régionalistes. La députée N-VA Frida Brepoels siège donc dans ce groupe.

Cohn-Bendit: le vote N-VA et PS est "identitaire et conservateur"

Interrogé sur les votes nationalistes intervenus dans plusieurs pays d'Europe (Belgique, Hongrie, Pays-Bas), M. Cohn-Bendit a jugé qu'ils "reflètent un problème d'anxiété des sociétés, qui ont des réactions et des votes identitaires". "C'est ce que j'appelle la culture Ligue Lombarde ou 'comment se protéger face aux problèmes de la mondialisation'", a-t-il ajouté, en référence au mouvement régionaliste radical italien.

Evoquant plus particulièrement les élections législatives belges, M. Cohn-Bendit a estimé que le vote N-VA, mais aussi PS, était à la fois "identitaire et conservateur".

Les scrutins récents risquent de de reléguer au second plan la présidence belge, mais aussi la présidence hongroise qui la suivra, a poursuivi M. Cohn-Bendit. "Peut-être qu'on va découvrir tout d'un coup qu'on n'a lus besoin de la présidence tournante. On va s'apercevoir que l'Europe peut fonctionner sans présidence tournante", a-t-il dit.

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