Reynders: "irresponsable quand on s'emploie à rassurer à l'étranger"

Le président du MR et ministre des Finances, Didier Reynders, a jugé lui aussi irresponsables les déclarations du président de la N-VA, Bart De Wever. Il les juge particulièrement regrettables dans le contexte actuel où, à l'instar d'autres responsables belges, il s'emploie à rassurer les pays étrangers sur la situation financière de la Belgique.

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Reynders: "irresponsable quand on s'emploie à rassurer à l'étranger"
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Le président du MR et ministre des Finances, Didier Reynders, a jugé lui aussi irresponsables les déclarations du président de la N-VA, Bart De Wever. Il les juge particulièrement regrettables dans le contexte actuel où, à l'instar d'autres responsables belges, il s'emploie à rassurer les pays étrangers sur la situation financière de la Belgique.

"Ce sont des déclarations irresponsables. Ce qui pose le plus de problèmes à la Belgique, c'est son instabilité politique, à laquelle M. De Wever contribue parmi d'autres. Je m'efforce avec d'autres de démontrer que certaines affirmations sur la Belgique sont fausses sur plan économique et budgétaire. Les message passe bien et puis on est ramené en arrière par des déclarations sur le plan B et maintenant sur la Belgique, grande malade de l'Europe. C'est affligeant", a commenté M. Reynders.

Selon le président du MR, ces déclarations démontrent une nouvelle fois le mauvais climat qui entoure les discussions institutionnelles. "Ceux qui négocient feraient mieux de se concentrer sur un accord. Cela fait trois mois qu'ils ne se sont pas vus et j'ai une nouvelle fois l'impression que la confiance entre eux est fortement ébranlée", a-t-il ajouté.


Vanackere: "Une légèreté incompréhensible" Le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, juge d'une légèreté incompréhensible les déclarations du président de la N-VA, Bart De Wever. Sur son site internet, il a rappelé à M. De Wever les responsabilités qui étaient les siennes en tant que vainqueur des élections. "Nombreux sont ceux qui peuvent s'en tirer par un laconique 'je donne volontiers mon avis' quand ils qualifient leur propre pays d'homme malade de l'Europe, à un moment où il est important pour le bien-être de nos concitoyens de ne pas faire monter la pression des marchés financiers. Mais dans le chef de quelqu'un qui a gagné les élections et est appelé à mettre sur pied un gouvernement, cela témoigne d'une incompréhensible légèreté", a-t-il déclaré.


Ce mardi, 7 pages spéciales dans La Libre et un entretien avec Bart De Wever