Des "places des frites" un peu partout en Belgique

Au pays du surréalisme, l’on préfère en rire mais la situation est grave et même un peu désespérée : ce mardi, la Belgique bat officiellement le record du monde de l’absence d’un gouvernement ayant prêté serment.

Des "places des frites" un peu partout en Belgique
©Philippe Fauvel
Christian Laporte et Belga

La plate-forme "Pas en notre nom - Jeunes" organisait mardi une journée d'action nationale à l'occasion de laquelle plusieurs places de grandes villes à Bruxelles, en Flandre et en Wallonie seront transformées en "places des frites".

Les organisateurs entendent ainsi marquer leur opposition à la division de la Belgique. A Bruxelles, un cortège d'étudiants de l'ULB et de la VUB est parti à 13h du campus de l'université pour marcher vers la place Flagey où se dérouleront plusieurs concerts et autres animations. A Liège, les jeunes prendront d'assaut la place Saint-Lambert sur laquelle se déroulera notamment un lâcher de ballons. Des frites seront également distribuées et les manifestants pourront laisser leur avis sur l'état de la Belgique sur un mur érigé pour l'occasion.

A Louvain-la-Neuve, la place des Wallons sera renommée "place des Frites". Entre 13h et 15h, les personnes présentes seront invitées à se prononcer, via un référendum, sur les revendications du mouvement. Un lâcher de ballons y est également prévu, de même que des stands de dégustation. A Namur, à la place Saint-Aubain, les jeunes sont invités à venir écrire sur une lettre géante ce qu'ils souhaitent voir changer en Belgique.

Des manifestations similaires sont prévues dans les grandes villes universitaires flamandes. A Anvers, c'est la Handschoenmarkt qui sera renommée place des Frites, tout comme le Kouter de Gent et la place Ladeuze de Louvain. Les organisateurs attendent près de 16.000 personnes lors de ces divers rassemblements.

Le 8 mai prochain, la plate-forme "Pas en notre nom" organisera à son tour une nouvelle journée d'action nationale.

"Place des Frites-Frietplein" : les étudiants mobilisent contre le surplace

Au pays du surréalisme, l’on préfère en rire mais la situation est grave et même un peu désespérée : ce mardi, la Belgique bat officiellement le record du monde de l’absence d’un gouvernement ayant prêté serment. Le 17 février dernier, nous avions dépassé l’Irak pour la plus longue crise pour la formation d’un gouvernement mais cette fois, nous larguons ce pays frappé par la guerre. Car après 289 jours de crise, une équipe gouvernementale avait commencé son boulot.

Comme promis, la plate-forme estudiantine "Pas en notre nom-Niet in onze naam" va se faire une nouvelle fois entendre aujourd’hui en attendant une méga-mobilisation intergénérationnelle, le 8 mai prochain, où ils espèrent que les Belges descendront en nombre dans les rues de Bruxelles aux côtés de représentants du monde académique et culturel, des syndicats et de la société civile. Les collectifs étudiants comme leurs aînés ne limitent pas leur revendication à la mise en place d’un gouvernement : ils entendent se réapproprier la politique en plaidant pour le maintien d’une sécurité sociale fédérale et pour une circonscription fédérale. Ce mardi 29, la dimension ludique restera de mise : dans toutes nos villes universitaires, les étudiants se retrouveront sur une place à haute portée symbolique qu’ils rebaptiseront "Place des Frites" ou "Frietplein".

A Bruxelles, les étudiants de l’ULB et de la VUB quitteront leurs campus pour se diriger entre 13 et 15 h vers la place Flagey dont la débaptisation s’accomplira sur fond de diverses animations.

A Liège, c’est la place Saint-Lambert qui sera envahie. A 17 h, il y aura un lâcher de ballons mais aussi un mur pour permettre aux étudiants d’exprimer leurs aspirations pour la Belgique.

Louvain-la-Neuve ne sera pas en reste pour les étudiants de l’UCL et des Hautes écoles du site. Entre 13 et 15 heures, un Parlement estudiantin débattra des revendications des students mais LLN ne serait plus LLN sans la présence de produits régionaux.

A Namur, la place Saint-Aubain accueillera, à partir de 15 heures, une lettre géante sur laquelle les étudiants locaux exprimeront, eux aussi, leurs demandes de changement. En Flandre aussi, les étudiants seront dans le coup : à la place Ladeuze à Louvain (16h30), sur le Kouter à Gand (17 h) et sur la Handschoenmarkt à Anvers (17h30).