CD&V pour un accord socio-économique vite, Open Vld et sp.a pour un bon accord

Le CD&V a appelé dimanche les cinq autres partis engagés dans les négociations en vue de la formation d'un nouveau gouvernement fédéral à rapidement trouver un accord sur les défis socio-économiques qui attendent le pays, alors que ses deux partenaires flamands, l'Open Vld et le sp.a soulignaient la nécessité de trouver "un bon accord".

belga
CD&V pour un accord socio-économique vite, Open Vld et sp.a pour un bon accord
©Belga Epa / BELGA

Le CD&V a appelé dimanche les cinq autres partis engagés dans les négociations en vue de la formation d'un nouveau gouvernement fédéral à rapidement trouver un accord sur les défis socio-économiques qui attendent le pays, alors que ses deux partenaires flamands, l'Open Vld et le sp.a soulignaient la nécessité de trouver "un bon accord".

Le vice-Premier CD&V démissionnaire, Steven Vanackere, a prévenu, lors de l'émission De Zevende Dag de la VRT-télévision, que l'Europe et les marchés n'attendraient plus durant des semaines un accord sur les mesures socio-économiques et le budget que la Belgique doit remettre aux instances européennes. Il a dès lors plaidé pour un accord qui tienne "sur quelques (feuilles) A4 et pas en 300 pages" et fait de mesures concrètes.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme avait qualifié la semaine à venir de "cruciale pour notre prospérité".

Mais ce sentiment d'urgence n'a pas semblé partagé par les présidents des deux autres partis flamands engagés dans les négociations. Tant Bruno Tobback (sp.a) qu'Alexander De Croo (Open Vld) ont insisté sur l'importance des problèmes - et donc du temps nécessaire pour la recherche de solutions.

M. De Croo a souligné que l'effort devrait surtout porter sur la réduction des dépenses, alors que la note du formateur, Elio Di Rupo, porte surtout sur les recettes. Il a prédit que les tractations dureraient encore un certain temps, soulignant que le résultat ne se limiterait pas à "quelques A4".

M. Tobback a lui aussi insisté sur le fait qu'un bon accord ne pourrait pas être réduit à quelques pages et que "dix milliards d'euros ne pouvaient être trouvés ainsi".