Charles Michel : "Certains endroits s'apparentent à des ghettos"

Charles Michel, le président du MR, était l'invité de Thomas Gadisseux. Assis dans le fauteuil de L'indiscret, il a soutenu les déclarations de Didier Reynders sur l'intégration.

V. Van Vyve
Charles Michel : "Certains endroits s'apparentent à des ghettos"
©Bauweraerts D

Le président du MR a défendu Didier Reynders. Le vice-premier ministre avait déclaré que l'intégration à Bruxelles est un "échec" dans certains endroits. Des propos qui reflètent la ligne du parti tout entier selon Charles Michel. "Nous disons tous la même chose sur le fond. Didier Reynders ne lance pas une polémique mais un débat", a-t-il souligné avant de poursuivre : "Dans certains endroits, l’intégration pose des difficultés. Il y a certains quartiers qui s’apparentent de plus en plus à des ghettos. Et les ghettos favorisent le radicalisme, cela favorise aussi l’extrémisme et la peur".

Le bourgmestre de Wavre s'est dit opposé au "tabou, comme c'est le cas dans certains partis de gauche. "Il faut des solutions", a tonné le libéral.

Lesquelles ? "Pour la paix sociale et un meilleur vivre-ensemble, il convient de prendre en main ces sujets-là. L'intégration passe aussi par l'accès au travail et par le respect des valeurs fondamentales : égalité homme-femme, respect de la démocratie qui sont le socle du vivre-ensemble"

"Dès demain, nous écrirons aux présidents d'assemblées pour qu'ils mettent en œuvre notre proposition de parcours d'intégration", a poursuivit le président du MR. "Quand des étrangers nous rejoignent il faut les aider à pouvoir s’insérer, s’intégrer, notamment par l’apprentissage d’une de nos langues nationales ou par une dynamique de citoyenneté qui encourage un vivre ensemble en harmonie", a expliqué le Brabançon.

Sarkozysme et droitisation du MR ?

"Nous avons décidé de ne pas répondre aux injures", a déclaré tout de go Charles Michel. Cela dit, il répète qu'il assume les thèmes fétiches de la droite: "Oui, nous voulons une sécurité plus forte. Oui, nous voulons que les peines soient exécutées. En matière de travail, nous défendons un système qui l'encourage, le récompense et le valorise".

"L'argent ne va pas tomber du ciel. Il faut prendre des mesures ciblées : soutien aux PME et différentiel en faveur du travail", a-t-il conclu.

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