Guy Spitaels, "un grand stratège s'en va sur la pointe des pieds"

Les réactions émanant du monde politique déferlent ce mardi après-midi. A commencer par celle du PS, mais pas seulement. Le président du PS Thierry Giet salue la mémoire d’un « homme de cœur et de conviction ».

Guy Spitaels, "un grand stratège s'en va sur la pointe des pieds"
Rédaction en ligne

Les réactions émanant du monde politique ne se font pas attendre. A commencer par celle du PS. Le président du PS Thierry Giet salue la mémoire d’un « homme de cœur et de conviction ».

« C’est avec la plus grande émotion que le Président du PS, Thierry GIET, a appris aujourd’hui le décès de Guy Spitaels, à la veille de ses 81 ans. Au nom des milliers de militants et mandataires socialistes, le Président du PS adresse ses condoléances et son amitié sincère à la famille et aux proches de Guy Spitaels, et notamment à Anne Marie, son épouse et à Thomas, son fils. Un registre de condoléances sera ouvert au siège du PS (13, Boulevard de l’Empereur à 1000 Bruxelles) dès demain.

Président du PS durant 11 ans, président du PSE, vice-président de l’Internationale socialiste, Bourgmestre de Ath pendant 20 ans, député, Vice Premier Ministre fédéral et Ministre Président de la Région wallonne, Ministre d’Etat, Guy Spitaels a profondément marqué l’histoire du socialisme belge, de la politique belge et plus largement, la vie de milliers de citoyens de Bruxelles et de Wallonie.

Celui qui est considéré comme l’un des plus grands Wallons du siècle laissera derrière lui le souvenir d’un homme de cœur, un homme de conviction, un homme d’action qui œuvra durant toute sa carrière au développement de la Wallonie et à l’affirmation d’un fédéralisme fondé sur trois Régions. Un homme qui avait compris ce que signifie maitriser son destin tant pour lui-même que pour les autres. Un homme qui a conduit le PS a des scores historiques. Un homme qui a obtenu la reconnaissance de l’éligibilité du Hainaut à l’objectif 1. Un grand intellectuel aussi, auteur récemment encore de plusieurs ouvrages de référence en politique internationale. Avec lui, le Parti perd un homme d’exception. »

Di Rupo salue "un homme d'Etat de grande envergure"

Le Premier Ministre Elio Di Rupo a salué mardi la mémoire de Guy Spitaels, "un homme d'Etat de grande envergure". M. Spitaels "a notamment contribué de manière significative à transformer la Belgique en un pays fédéral avec des Régions et des Communautés aux compétences importantes", relève Elio Di Rupo dans un communiqué.

"Durant les années 80, à la tête du Parti socialiste, Guy Spitaels a modernisé le PS et l'a mené à de grands succès électoraux", ajoute-t-il.

"Erudit, rigoureux, ouvert, il a réussi à conduire une action politique déterminante et à mener une brillante carrière de professeur d'université et d'auteur respecté", conclut le Premier ministre, qui "adresse à son épouse Anne, à son fils Thomas et à toute sa famille ses plus sincères condoléances".

Patrick Dupriez retient "l'envergure intellectuelle"

Le président du parlement wallon Patrick Dupriez (Ecolo) a salué mardi la mémoire de Guy Spitaels qui, en 1995, l'a précédé au perchoir de l'assemblée régionale élue pour la première fois au suffrage direct. Il a retenu le choix fait en 1992, par celui qui était alors président du Parti socialiste, de devenir ministre-président du gouvernement wallon.

"Alors qu'il était au sommet de son pouvoir, il a choisi de devenir ministre-président. C'est le premier mandataire politique de ce niveau à avoir fait un tel choix, soulignant ainsi l'importance du fait régional. Cela a représenté un geste politique de poids qui me paraît logique aujourd'hui, mais qui ne l'était pas en 1992", a souligné M. Dupriez.

Le président du parlement retient également "l'envergure intellectuelle" de celui qui, après sa retraite politique, consacra son temps à l'analyse des grands enjeux planétaires, ainsi que "l'orateur exceptionnel" qu'il a été. Rudy Demotte

Lambertz: Il a adapté le socialisme aux défis du monde moderne

"Lors de mes débuts ministériels en 1990, Guy Spitaels était président du parti socialiste, il m'a prodigué de nombreux conseils. C'était vraiment très instructif de pouvoir s'entretenir avec quelqu'un d'une aussi grande expérience" se souvient Karl-Heinz Lambertz, le ministre président de la Communauté germanophone.

Karl-Heinz Lambertz souligne également le travail abattu par Guy Spitaels lorsqu'il était à la tête du parti. "Il a fait un travail remarquable qui a permis des succès électoraux mais il est aussi parvenu à adapter le socialisme aux défis du monde contemporain".

Si Guy Spitaels et Karl-Heinz Lambertz ne partageaient pas la même vision de l'avenir de la Communauté germanophone, le ministre président salue "la clairvoyance et la lucidité de l'analyse politique" du ministre d'Etat.

Demotte: "La Wallonie perd un grand homme"

Pour le ministre-président de la Région Wallonne et de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte, la Wallonie perd un grand homme. Pour le ministre-président bruxellois Charles Picqué, Guy Spitaels "a su admirablement conjuguer la rigueur de l'intellectuel professeur d'université avec les qualités de gestionnaire politique impliqué concrètement dans la vie politique, y compris au plan local". M. Demotte rappelle qu'au delà de l'adhésion aux mêmes valeurs, beaucoup d'éléments le rapprochaient du défunt et notamment le fait qu'ils étaient tous les deux Wallons picards.

"Guy Spitaels restera incontestablement dans l'Histoire comme le responsable politique qui a consacré la maturité de la Région wallonne. En quittant, en 1992, son mandat de président du Parti socialiste pour devenir le ministre-président d'une Wallonie qui commençait à s'affirmer politiquement, il a souligné, de manière éclatante, l'importance stratégique de la Région pour l'avenir des Wallons. Par ce geste également, il a contribué de manière déterminante à l'évolution fédérale de l'Etat belge, dont il fut un des négociateurs majeurs", souligne M. Demotte.

Guy Spitaels "avait une vision claire et ambitieuse pour la Wallonie et, surtout, une confiance forte dans la capacité des Wallons à assumer leur avenir. C'est lui également qui mit la dynamique des fonds structurels européens au service d'une stratégie d'ensemble pour le redéploiement wallon".

Quant à Charles Picqué il souligne que si le PS et la Wallonie lui doivent beaucoup, la Région bruxelloise doit également énormément à Guy Spitaels. "C'est en effet grâce son action politique comme président du PS que la création de la troisième Région a été rendue possible en 1988, Guy Spitaels estimant que les Bruxellois devaient pouvoir jouir des mêmes droits que les autres habitants du pays".

Pour Charles Picqué, la Belgique perd un homme d'État qui a su, pendant des décennies de troubles institutionnels et de tensions communautaires, défendre à la fois les droits des francophones et les intérêts du pays.

Il avait porté le PS à des niveaux "jamais atteints", dit Reynders

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), a salué mardi de l'ancien président du PS et ministre d'Etat Guy Spitaels, décédé à l'âge de 80 ans, mais qui laissera selon lui un souvenir "contrasté" en raison de son implication dans des affaires de corruption. "D'abord je pense à sa famille, à son épouse, Anne, à son fils Thomas. Je leur adresse mes plus sincères condoléances", a-t-il déclaré à quelques journalistes en marge d'une visite en République démocratique du Congo (RDC).

Le dernier souvenir que M. Reynders conservera de ce rival politique est la fête de son 80e anniversaire à Ath et qui avait rassemblé dans sa ville des personnes ayant accompagné son parcours politique. "Il avait porté le parti socialiste à des niveaux jamais atteints", a rappelé le chef de la diplomatie belge. "Malheureusement, il a été aussi emporté par la tourmente des affaires, et là son rôle été beaucoup plus équivoque", a-t-il ajouté, parlant aussi de la "démesure" qui l'avait fait surnommer "Dieu".

"J'essaye de garder en mémoire les faits qui m'avaient marqué bien avant" à la tête du PS, a poursuivi M. Reynders, en se souvenant des débats et des affrontements avec l'ancien président du parti libéral, Jean Gol, dans les années 80. M. Spitaels avait une "force de conviction et de débat" assez importante et, ces dernières années, "un regard un peu décalé parfois sur la réalité politique de notre pays" et un intérêt pour les questions internationales à propos desquelles il avait écrit plusieurs livres.

Les hommages d'Ecolo et du cdH

Ecolo et le cdH ont l'un et l'autre salué la mémoire de Guy Spitaels. Ecolo parle d'un "homme politique d'une rare envergure qui aura marqué l'histoire de Belgique et singulièrement celle de la Wallonie au cours de la seconde moitié du siècle passé". Le cdH souligne son érudition et son engagement pour la Wallonie. "Que ce soit dans le domaine académique, comme bourgmestre de la ville d'Ath, comme ministre ou comme ministre-président wallon, Guy Spitaels aura su s'élever au-dessus des querelles partisanes pour faire prévaloir une vision ambitieuse du fédéralisme et de l'avenir wallon", disent les co-présidents d'Ecolo Olivier Deleuze et Emily Hoyos.

"Bien que retiré de la scène politique depuis quelques années, Guy Spitaels continuait à marquer les esprits par ses réflexions et ses analyses politiques, parfois à contre-courant des idées reçues, notamment en matière de politique internationale", ajoutent-il. Pour le président du cdH Benoît Lutgen "le fort engagement (de M. Spitaels) pour la Wallonie en tant que ministre-président du gouvernement wallon puis président du Parlement wallon auront marqué le monde politique belge". M. Lutgen souligne aussi "les analyses pointues" du défunt, ainsi que "le plaisir de la lecture de ses ouvrages sur la politique internationale".

Charles Michel: "un géant de la politique"

"Nous garderons de Guy Spitaels le souvenir d'un géant de la politique non seulement wallonne, nationale mais aussi internationale. Guy Spitaels y consacrait d'ailleurs beaucoup de temps ces dernières années notamment par la publication d'ouvrages pertinents. Il était un intellectuel de haut vol avec qui il était toujours très intéressant de débattre", a commenté pour sa part le président du MR Charles Michel.

Martens: un "socialiste du possible" qui s'est "radicalisé"

L'ancien Premier ministre Wilfried Martens, issu de la même génération politique que Guy Spitaels, se souvient de celui-ci comme d'un "socialiste du possible", qui "s'est fortement radicalisé sur le plan communautaire". "Une grande personnalité" en tout cas. Guy Spitaels fut vice-Premier ministre dans le premier gouvernement dirigé par Wilfried Martens, en 1979. Il fut l'un des artisans de l'accord communautaire de 1980. "Il était alors un homme modéré, un socialiste du possible, également sur le plan communautaire", note Wilfried Martens.

Après le rejet socialiste du plan de réformes préparé par Wilfried Martens, Guy Spitaels choisit la présidence du PS et mène une opposition dure contre les mesures d'économies menées ensuite par les chrétiens-démocrates et les libéraux. Sur le plan communautaire, M. Martens se souvient d'une radicalisation de Guy Spitaels dans les années 1980. "Il y a dû avoir un déclic. Il s'est fortement radicalisé. Dans la dernière interview de lui que j'ai lue, il se montrait très pessimiste sur les relations communautaires. Il disait qu'il ne s'investirait plus pour la Belgique, un avis que je ne partage pas".

En dépit de leurs divergences, M. Martens était présent l'an dernier à la célébration du 80e anniversaire de Guy Spitaels. "Il était alors en pleine forme. Cela me surprend d'apprendre qu'il soit sans doute décédé d'une tumeur", dit-il encore.

Extrême lucidité (Maingain) et grand stratège (Flahaut)

Pour le président des FDF Olivier Maingain, M. Spitaels "était une des rares personnalités wallonnes qui considéraient que la Wallonie, en étroite entente avec Bruxelles, devait prendre son avenir en main, sans tergiverser car la Flandre politique est de moins en moins encline à maintenir les apparences d'un État belge". "Si son destin politique n'avait pas été brusquement arrêté par des affaires judiciaires dont la Justice a établi la vérité, Guy Spitaels aurait pu encore assumer un rôle politique éminent et nécessaire au service de la Wallonie et de l'ensemble des francophones alors que son parti s'est davantage réfugié dans les illusions du système politique belge", ajoute M. Maingain.

Le président des FDF souligne que son extrême lucidité, son analyse fine et argumentée sur l'évolution institutionnelle de la Belgique et sur des enjeux géopolitiques majeurs faisaient de Guy Spitaels un pédagogue exceptionnel pour en expliquer toute la signification.

Le président de la Chambre André Flahaut (PS) a également souligné les qualités intellectuelles de M. Spitaels. "Un grand Monsieur, un grand intellectuel et un grand stratège de la vie politique belge nous a quittés".

Willy Claes: "il a marqué de son empreinte les années '80-'90"

"Guy Spitaels était une forte personnalité, tant sur le plan académique que politique. Sur le plan politique, il a marqué de son empreinte les années '80 et '90 du siècle passé. Pour ceux qui ne le connaissaient pas bien il apparaissait comme un sphinx, mais quand on ne le connaissait il était possible de bien travailler avec lui", a commenté l'ancien dirigeant socialiste flamand Willy Claes. Ce dernier fut, comme Guy Spitaels, vice-Premier ministre dans plusieurs gouvernements Martens. M. Claes a souligné l'importance du rôle joué par Guy Spitaels dans le développement du PS qu'il a mené jusqu'à plus de 40 pc des suffrages émis, ainsi que sur le plan communautaire où il se montrait résolu et dur en négociation mais avec un grand sens du compromis équilibré.

Les deux hommes se sont retrouvés sur le banc des accusés devant la Cour de cassation dans l'affaire Agusta qui a mis fin à leur carrière politique respective. Willy Claes a dû démissionner de ses fonctions de secrétaire général de l'OTAN et Guy Spitaels de celles de ministre-président wallon. "Je ne comprends toujours pas pourquoi nous nous sommes retrouvés sur le banc des accusés. Après ce procès, Guy Spitaels a totalement rompu avec la politique belge. Il ne voulait plus parler de la période Agusta, se concentrait sur sa carrière académique et se consacrait à la réflexion sur la politique internationale. Il se montrait souvent très critique à l'égard des Etats-Unis", a encore rappelé Willy Claes.

FGTB: "Un grand homme d'Etat et un brillant intellectuel qui disparaît"

"C'est un grand homme d'Etat et un brillant intellectuel qui disparaît. Guy Spitaels fut le président qui, sans être issu du monde ouvrier, a pu porter le PS au sommet de son assise populaire, notamment en incarnant ce que son successeur appellera 'le retour du cœur' face à une politique néolibérale centrée sur l'austérité et le recul des acquis sociaux", a souligné mardi la FGTB à la suite du décès de Guy Spitaels. Pour le syndicat socialiste, l'ancien homme fort du PS a aussi été "l'initiateur au niveau fédéral d'un plan de résorption du chômage qui a permis à des milliers de jeunes de ne pas sombrer dans le désespoir ou à trouver un emploi durable au plus fort de la crise des années 80".

"Grand artisan de la réforme de l'Etat et fin négociateur, il a pu assoir le fait régional, rehausser la fonction de ministre Président de la Région Wallonne et utiliser les leviers européens pour sortir sa région du marasme dans lequel l'avait plongée la désertion des investisseurs privés dans le secteur de la sidérurgie", ajoute encore la FGTB.

Moureaux: "Un grand stratège s'en va sur la pointe des pieds"

De nombreuses personnalités socialistes ont salué la mémoire de l'ancien président du parti, Guy Spitaels. "C'est le départ sur la pointe des pieds de l'un des plus grands stratèges de la vie politique", a souligné l'ancien vice-premier ministre PS Philippe Moureaux sur le réseau Twitter.

"Guy Spitaels est un de ceux qui a participé à la prise de conscience de l'identité wallonne en 'descendant à Namur' comme on disait à l'époque", a rappelé pour sa part le vice-président PS du gouvernement wallon, Jean-Claude Marcourt, évoquant de la sorte le choix fait par Guy Spitaels de quitter la présidence du PS pour devenir ministre-président.

Le président de la fédération bruxelloise du PS, Rudi Vervoort, a insisté sur les réalisations politiques du défunt, notamment sur le plan institutionnel. "Il a su faire aboutir la volonté commune des socialistes wallons et bruxellois d'obtenir la création de la Région de Bruxelles-Capitale", a-t-il dit.

Il alliait socialisme du possible et sens du progrès, selon Martine Aubry

La première secrétaire du Parti socialiste français Martine Aubry a réagi mardi au décès de Guy Spitaels, voyant dans l'ancien président du PS francophone belge un homme d'État qui "avait le goût et le don d'associer un 'socialisme du possible', selon l'expression de François Mitterrand, avec le sens du progrès". Guy Spitaels, "l'un des plus grands hommes politiques européens contemporains", était un "homme de coeur, brillant intellectuel, marqué par un grand destin qu'il aimait maîtriser", a relevé Mme Aubry.

Soulignant l'"énergie extraordinaire de Guy Spitaels pour développer la Région wallonne", Martine Aubry rappelle aussi les "grandes victoires" auxquelles ce "passionné par les questions sociales" a mené le PS.

Milquet: "véritable monument de la vie politique"

La ministre de l'Intérieur et de l'Egalité des chances, Joëlle Milquet (cdH), a rendu hommage mardi, dans un communiqué, à un "véritable 'monument' de la vie politique dont l'action aura marqué les Belges et particulièrement les Wallons, à une époque charnière de leur histoire et de la Réforme de l'Etat", à la suite du décès de Guy Spitaels. Joëlle Milquet, qui a appris avec "beaucoup de tristesse et d'émotion" le décès de cet ancien président du PS, se souviendra d'abord "de la vive intelligence et de l'engagement total au service de ses concitoyens de cet homme de convictions, au travers de ses multiples activités" politiques.

"La vice-Première ministre veut aussi saluer le côté visionnaire et le sens politique aigu d'un des hommes les plus puissants et créatifs de sa génération qui a su faire preuve de dignité dans une vie politique dure et difficile", ajoute le communiqué. Elle relève qu'après s'être retiré de la vie politique, "cet ancien professeur d'université, à la vaste culture et à la curiosité insatiable, a continué à marquer la vie intellectuelle de ses concitoyens par la qualité de ses analyses et de ses ouvrages sur la politique internationale".

La ministre adresse encore ses plus sincères condoléances à l'épouse, au fils et à la famille d'un "grand homme d'Etat", qui laisse derrière lui tant de proches et de citoyens orphelins.


Un siège sera vide à la ducasse d'Ath Le siège réservé à Guy Spitaels restera inoccupé ce week-end à la ducasse d'Ath, la ville hennuyère dont il fut le bourgmestre. "Avec un goût amer, les festivités seront maintenues", a réagi Jean-Pierre Denis, l'actuel mayeur de la Cité des géants. Drapeaux en berne dans la cité de Gouyasse et ouverture d'un livre de condoléances à l'hôtel de ville ont été les premières réactions des autorités athoises après l'annonce du décès de Guy Spitaels. "La famille nous a demandé à la fois la confidentialité et l'intimité. Avant toute autre action officielle, nous devrons en parler avec la famille", expliquait en début d'après-midi Jean-Pierre Denis. A trois jours de sa célèbre ducasse, Ath vient de perdre un de ses géants. "La ducasse aura bien lieu. Elle aura cependant un caractère particulier. On ignore pour l'instant si des initiatives particulières auront lieu. Guy Spitaels n'aurait pas souhaité qu'on ne fasse pas la ducasse. C'était quelqu'un qui vivait à fond les choses. Il trouvait cette festivité extraordinaire. Il y aura un siège vide. Ce sera une ducasse particulière", selon M. Denis.


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