Pas de soucis dans les communes à facilités

Quelques problèmes techniques sont à déplorer dans certains bureaux de vote. Et dans les communes à facilités de Crainhem, Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse et Wezembeek-Oppem, tout s'est déroulé sans encombre.

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Pas de soucis dans les communes à facilités
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Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 8 heures aux quelque 7,8 millions d'électeurs du pays appelés aux urnes pour renouveler les 589 conseils communaux et 10 conseils provinciaux de Belgique, mais aussi 9 conseils de districts à Anvers et un conseil de CPAS à Comines. Les heures d'ouverture des bureaux varient d'une Région à l'autre. En Wallonie et en Flandre, les électeurs pourront s'y rendre jusqu'à 13h si le vote est manuel et jusqu'à 15h s'il est automatisé. A Bruxelles, où le vote est automatisé dans les 19 communes, les bureaux ferment à 16h.

Déroulement sans encombre pour les opérations de vote dans les communes à facilités

Dans les communes à facilités de Crainhem, Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse et Wezembeek-Oppem où les habitants ont reçu une convocation électorale tant du gouverneur du Brabant flamand Lodewijk De Witte que de l'administration communale francophone, tout s'est bien déroulé. Dans la pratique, les présidents des bureaux de vote acceptaient les deux convocations. Aucun incident à caractère communautaire ne s'est produit. A Crainhem, la plupart des électeurs se sont munis des deux lettres de convocation, selon Luk Van Biesen, qui conduit la liste flamande Open. "Tout s'est bien déroulé. Il n'y a pas eu de discussions", précise la tête de liste.

A Wezembeek-Oppem, seuls quelques électeurs néerlandophones s'étaient munis des deux convocations tandis que les électeurs francophones se présentaient avec la convocation envoyée par la commune. "Les deux étaient acceptées. Nous le mentionnerons dans le procès-verbal", explique Jan Walraet de la liste flamande Woplus.

A Rhode-Saint-Genèse, aucun problème n'était signalé non plus, selon l'échevine flamande An Sobrie (Respect). La plupart des électeurs francophones se sont présentés munis de la convocation envoyée par la commune. En ce qui concerne les procurations, les présidents des bureaux de vote n'acceptaient que la convocation du gouverneur. "Autrement, quelqu'un pourrait voter deux fois par procuration". Aucun problème enfin à Linkebeek, selon le bourgmestre Damien Thiery (FDF).

300 à 400 appels à l'aide technique à Bruxelles

A la clôture des votes à 16h00, le helpdesk qui coordonne les bureaux de votes dans la Région bruxelloise avait enregistré de 300 à 400 appels, dont la majeure partie ont été donnés en matinée, a-t-on appris dimanche.

A Woluwe-Saint-Pierre, des techniciens ont commis une erreur au niveau des connections du nouveau système et ont fait un croisement entre deux machines. Le helpdesk affirme que rien n'a été perdu, mais que plusieurs heures seront nécessaires pour remettre de l'ordre dans les données. Sur les 711 bureaux de vote de la Région bruxelloise, 52 dans les communes de Saint-Gilles et de Woluwe-Saint-Pierre testent le tout nouveau système de vote électronique qui passe par un écran tactile et qui permet aux électeurs de vérifier leur vote électronique grâce à un bulletin-papier imprimé sur place. Selon le helpdesk, les quelques problèmes relevés sont surtout liés à des erreurs humaines.

Globalement, le vote dans la Région bruxelloise s'est déroulé sans incident majeur. Le helpdesk n'a pas fait état de problème de file, contrairement au scrutin communal précédent, en 2006.

Un président de bureau de vote a débranché le nouveau système à Woluwe-Saint-Pierre

Le Helpdesk de la région bruxelloise en charge de régler les incidents techniques pour le vote aux élections communales a indiqué avoir reçu une centaine d'appels à 8h45 dimanche et en comptabiliser environ 250 à midi. Il relève quelques incidents, mais assure que, dans l'ensemble, le vote se déroule sans souci majeur. Les communes de Saint-Gilles et de Woluwe-Saint-Pierre testent un tout nouveau système de vote électronique qui passe par un écran tactile et qui permet aux électeurs de vérifier leur vote électronique grâce à un bulletin-papier imprimé sur place.

A Woluwe-Saint-Pierre, un président de bureau de vote s'est énervé sur ce nouveau système et a débranché toutes les connections de sa machine dans le courant de la matinée, indique le helpdesk. Les électeurs ont été répartis sur les bureaux de vote voisins. Le système a pu être réinitialisé. Tous les bureaux de Woluwe-Saint-Pierre sont à nouveau ouverts.

Les bureaux 4 et 7 de la rue de Bordeaux, à Saint-Gilles, ont connu quelques problèmes informatiques. Lionnel Kesenne, le porte-parole du cabinet du bourgmestre, assure que la situation a été maîtrisée et que tous les bureaux sont ouverts.

Un bug informatique a été signalé au bureau de vote numéro 3, situé à l'école Van Asbroek, à Jette, à son ouverture. L'urne a été descellée et remplacée sous le contrôle du président du bureau principal, précise-t-on au helpdesk. L'ouverture du bureau 85 de Neder-over-Heembeek a quant à elle été retardée.

Dans la région de Mons, le petit bureau de Honnelles a tout de même ouvert avec une demi-heure de retard, 2 assesseurs manquant à l'appel. Calme plat aussi dans les régions de Namur et de Liège où un président de bureau - stressé - a néanmoins dû être remplacé. En région liégeoise, 35 communes sont passées au vote électronique.

Enfin, de légers retards ont été observés dans certains bureaux de vote de l'arrondissement de Huy-Waremme où l'organisation des bureaux a pris un peu plus de temps que prévu dimanche matin.

La bourgmestre de Saint-Nicolas mécontente

En raison de problèmes techniques, les bureaux de vote de Termonde et de Saint-Nicolas ont ouvert avec une heure de retard dimanche matin, ce qui a provoqué le mécontentement de la bourgmestre de Saint-Nicolas. "Le suivi proposé par les Affaires intérieures n'est pas à la hauteur de ce qu'il devrait être", a réagi Christel Geerts (sp.a). Selon cette dernière, par ailleurs, les problèmes de papiers bloqués dans les imprimantes persistaient en fin de matinée.

De légers retards ont également été signalés à Alost.

Petits problèmes techniques à Saint-Gilles

Les problèmes techniques persistent dans les bureaux électoraux de la rue de Bordeaux à Saint-Gilles. Le vote était ainsi suspendu dans le bureau 1 alors que dans le 4, l'enregistrement des électeurs devait se faire manuellement. Dans le bureau 7, enfin, le "scanning" des bulletins restait problématique, a constaté Belga sur place.

Problèmes résolus à Courtrai et Roulers

Des problèmes techniques se sont posés ici et là avec les ordinateurs de vote électronique. Ce fut le cas à Courtrai et Roulers. Vers 12H00, la plupart des problèmes étaient toutefois résolus. Dimanche matin, le candidat-bourgmestre de Courtrai Vincent Van Quickenborne (Open Vld) faisait savoir via Twitter qu'il faisait la file pour pouvoir déposer son bulletin dans l'urne. "C'est exact", explique la commune. "Il y a eu une série de problèmes qui se sont posés mais ceux-ci ont été rapidement résolus. Vers 09H00, l'ensemble des ordinateurs étaient opérationnels. Selon nos dernières informations, il y a encore quelques files mais c'est aussi une heure de pointe".

Des problèmes se sont également posés à Roulers. "C'est habituel", a expliqué le bourgmestre Luc Martens. "Des problèmes se sont posés çà et là. Quand on sait que redémarrer un ordinateur prend une demi-heure, on sait qu'il y aura des files mais dans de nombreux bureaux, les choses se sont déroulées sans problèmes."

Pas d'incidents majeurs dans les communes de la province de Namur

Les élections se sont déroulées sans incidents majeurs dimanche matin dans la plupart des communes de la province de Namur. Les bureaux venaient d'être fermés où étaient en train de l'être à 13h00. A Eghezée, "les paquets de bulletin de vote sont constitués petit à petit dans chaque bureau de vote pour être amenés au dépouillement", a indiqué Luc Salmon, président du bureau d'Eghezée un peu avant 13h00. Seules deux barrières permettant d'accueillir et de guider les citoyens ont été volées dans la nuit de samedi à dimanche dans le bureau de vote de Bolinne (Eghezée). Cette plaisenterie n'a eu que peu d'incidence sur le déroulement du vote.

A Andenne, des témoins de parti sont arrivés après l'heure prévue. "Normalement, ils devaient arriver à la constitution du bureau, à 7h30, pour prêter serment, mais ils ne sont arrivés qu'à 10h00", a indiqué une source proche du président du bureau communal. Les votes se sont toutefois poursuivis normalement sans être interrompus.

A Namur, un président de bureau était malade, mais c'est le seul incident qu'il y ait eu sur les 120 bureaux de vote, d'après le président de district. A Jemeppe-sur-Sambre, aucun incident n'était à déplorer peu avant la fermeture des bureaux, d'après le secrétaire communal. Ailleurs, les votes se sont déroulés sans aucun incident, ni problème majeur dans les communes de Gembloux, Sambreville, Profondeville, Eghezéee et Mettet.


Et après ? Le compte à rebours électoral ne s'arrête toutefois pas ce dimanche. En Wallonie, les nouveaux conseils provinciaux seront installés le 26 octobre. Les pactes de majorité communale devront être déposés pour le 12 novembre, avant l'installation des nouveaux conseils communaux qui aura lieu le 3 décembre - et durant la première semaine de décembre à Bruxelles. Le conseil de l'action sociale doit, quant à lui, être installé le 15 janvier au plus tard. Les élections peuvent donner lieu à des réclamations. Si elles portent sur la validité du scrutin, elles doivent être déposées au plus tard le 24 octobre en Wallonie comme à Bruxelles. Si elles portent sur le non-respect de la législation sur les dépenses électorales, le délai est plus long: 45 jours après les élections, soit le 28 novembre. La Commission de contrôle du parlement wallon, composée de députés et assistée de deux experts, dispose de 90 jours -comme le collège correspondant, à Bruxelles- pour se prononcer. En Wallonie, un décret établit désormais une échelle de sanctions qui va du blâme à l'invalidation de l'élection. Cette même Commission se prononcera en outre sur les dépenses des 4 partis représentés au parlement wallon. Ceux-ci doivent déposer un rapport au tribunal de première instance de Namur qui le transmet ensuite à la Commission. Ces élections sont les deuxièmes organisées par les Régions. Une première réforme importante avait été menée en Wallonie avant le scrutin de 2006. Elle a notamment revu le mode de désignation du bourgmestre qui est automatiquement l'élu qui a recueilli le plus de voix sur la liste la plus importante de la majorité. Un décret voté au mois de mars a quelque peu modifié la règle. Auparavant, l'élu qui refusait le maïorat ne pouvait plus être échevin. La sanction ne s'appliquera désormais qu'aux trois premiers candidats de la liste. Le même décret autorise également, comme à Bruxelles et en Flandre, le conseil communal à désigner un président qui n'est pas le bourgmestre.