MR : Bertieaux veut la pole

La Bruxelloise se positionne pour tirer la liste libérale aux élections régionales. Interview.

MR : Bertieaux veut la pole
©Alexis Haulot
Entretien, Mathieu Colleyn

Conformément à son agenda interne, le MR s’apprête à renouveler ses cadres dirigeants. Dans ce contexte, Françoise Bertieaux, présidente de la Fédération bruxelloise du parti annonce qu’elle ne sera pas candidate à sa succession. Après plus de quatre ans de mandat, elle veut désormais se concentrer sur le programme de son parti en vue des élections régionales de 2014. Afin d’emmener les libéraux à l’assaut de la capitale après deux législatures d’opposition ? Interview.

Ainsi, vous ne souhaitez plus diriger les libéraux bruxellois. Pour quelles raisons ?

Tout simplement parce que je souhaite me consacrer à temps plein à d’autres défis. Aussi parce que je suis fière de mon bilan : nous avons bien réussi ces élections communales. Je suis fière d’avoir été la première femme présidente du MRLB et ce, dans des circonstances particulièrement difficiles. Je suis arrivée au lendemain du décès de Jacques Simonet, un homme très charismatique dont tout le monde se souvient encore. Le parti était profondément touché. Ma première réussite a été de me faire accepter, avec ce vote que j’ai remporté en 2008. Et puis ensuite j’ai dû gérer les exigences de plus en plus fortes du FDF - qui s’apparentaient parfois à du chantage. J’ai notamment dû accepter que la moitié des candidats de la liste régionale de 2009 soit occupée par le FDF. Une décision qui n’a pas été prise par moi et à laquelle je m’opposais mais qu’il a bien fallu faire accepter en interne. J’estime donc que j’ai fait mon boulot. Et c’est toujours mieux de partir avec un bon bilan.

Vous craignez donc que les choses se dégradent pour le MR bruxellois ?

Pas du tout. Mais je crains que d’autres choses se dégradent à Bruxelles. Je pense à l’avenir institutionnel de la Région et aux problèmes liés au boom démographique dont l’ampleur ne cesse d’augmenter. Bruxelles va encore à l’avenir être confrontée à une pénurie de logements, de places d’accueil pour la petite enfance. Et il y a bien sûr l’école. Je veux aujourd’hui me consacrer à l’élaboration du programme du MR pour les élections régionales. Cela demande beaucoup de temps, notamment pour consulter les acteurs de la vie socio-économique de la ville, ce que ne m’autorise pas un agenda de présidente de la régionale.

A vous entendre, vous souhaitez tirer la liste MR pour les élections régionales.

Cette décision ne m’appartient pas, mais, pour utiliser un langage de formule 1, je souhaite être en pole position au moment où cela se décidera. Ce ne se fera pas avant janvier 2014. Je veux arriver en tête au terme des essais.

M. Reynders entretient le doute quant à ses ambitions régionales. N’est-il pas le mieux placé ?

M. Reynders est un homme fort du gouvernement fédéral. A son arrivée à Bruxelles, il était clair qu’il était prédisposé aux législatives. C’est vrai qu’il a été plus ambigu par la suite, chacun se positionne comme il l’entend. Mais il a un profil fédéral incontestable.

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