MR: la guerre des clans n’aura pas lieu

Depuis une semaine, régnait une certaine agitation au MR bruxellois. On avait même pu déceler une certaine résurgence de la guerre des "clans" que l’on croyait pourtant enterrée.

V.d.W.
MR: la guerre des clans n’aura pas lieu
©BELGA

Depuis une semaine, régnait une certaine agitation au MR bruxellois. On avait même pu déceler une certaine résurgence de la guerre des "clans" que l’on croyait pourtant enterrée. Pour éviter que le débat ne s’enflamme, le président Charles Michel a proposé aux protagonistes bruxellois une "paix des braves" qui devrait être validée ce lundi par les parlementaires bruxellois du MR. Il n’y aura pas d’opposition entre MM. Reynders et De Wolf mais, au contraire, collaboration entre eux. Voyons cela.

Rappel, tout d’abord. La semaine dernière, les instances du MR proposent de mettre le parti en ordre de marche et de soumettre à l’élection des militants les présidences des fédérations. Dès la sortie de la réunion, Vincent De Wolf, bourgmestre d’Etterbeek, se déclare candidat à Bruxelles, en "ticket" avec Boris Diliès, échevin à Uccle. Riposte immédiate d’Armand De Decker, bourgmestre d’Uccle : c’est Didier Reynders qui doit être président de la Régionale de Bruxelles et candidat ministre-Président du gouvernement bruxellois. Dans un premier temps, Didier Reynders évite tout commentaire et son entourage entretient une certaine ambiguïté : Région bruxelloise ou fédéral, rien, dit-on, n’est tranché.

En fait, en coulisses, les discussions s’organisent. "Il fallait, confie un libéral, arracher tous ces sparadraps et reprendre la discussion sur des bases plus saines." Conclusion des discussions : il est proposé que Didier Reynders soit tête de liste du MR à la Chambre en 2014 et que Vincent De Wolf soit tête de liste du MR pour la Région bruxelloise. Et, dans l’accord, c’est Didier Reynders qui devrait devenir le président de la Régionale de Bruxelles et Vincent De Wolf qui en sera le secrétaire politique. C’est aussi le bourgmestre d’Etterbeek qui sera en charge de la préparation du programme régional et de la coordination des sections locales. Il appartiendra à chacun de constituer sa liste, sous l’arbitrage du président du MR, Charles Michel.

Si, dans les fédérations en Wallonie, les militants devront voter début janvier pour désigner un président, à Bruxelles, les militants devront donc - comme en 2008 lorsque Didier Reynders était président - se prononcer pour un "ticket". Outre Didier Reynders, candidat à la présidence et tête de liste à la Chambre, outre Vincent De Wolf candidat à la Région et secrétaire politique, le ticket bruxellois comprendra aussi Boris Diliès, échevin à Uccle, et Françoise Schepmans, future bourgmestre de Molenbeek. Une autre femme, nous dit-on, devrait compléter ce ticket. Ensemble, à 5, ils formeront le bureau de la Régionale de Bruxelles.

La guerre des clans n’aura donc pas lieu au MR. Les chefs, autrefois rivaux, ont préféré privilégier une solution d’unité, à savoir une alliance objective entre Charles Michel et Didier Reynders dont le seul objectif est désormais évident : faire du MR la première force politique à Bruxelles.