"Denderleeuw, we have a problem"

Deux des 4 principaux partis flamands impliqués dans des "négociations de la dernière chance" pour tenter de trouver un accord sur la formation d'une coalition communale à Denderleeuw, le CD&V et la N-VA, ont mis fin aux discussions.

BELGA
"Denderleeuw, we have a problem"

Deux des quatre principaux partis flamands impliqués dans des "négociations de la dernière chance" pour tenter de trouver un accord sur la formation d'une coalition communale à Denderleeuw, le CD&V et la N-VA ont mis fin lundi aux discussions, ont-ils annoncé, alors que le Vlaams Belang leur confirmait son soutien, au risque d'une rupture du "cordon sanitaire". L'élection à bulletins secrets du collège des bourgmestre et échevins dans cette commune de Flandre orientale est prévue mercredi soir et le Vlaams Belang, qui se trouve en position d'arbitre entre deux blocs - CD&V et N-VA d'une part et sp.a-Open/Open Vld Plus d'autre part, disposant tous deux de onze sièges - a déjà confirmé lundi son intention d'appuyer les candidats du premier groupe.

"Nous avons toujours dit que nous soutiendrions le bloc CD&V/N-VA et nous joindrons le geste à la parole", a déclaré la tête de liste du parti d'extrême droite, Kristof Slagmulder. Selon lui, aucune discussion n'a toutefois eu lieu entre le Vlaams Belang d'une part et le CD&V et la N-VA d'autre part. Il s'est dit prêt à entrer au collège des bourgmestre et échevins de la commune. "Mais alors, les autres partis doivent abandonner le cordon sanitaire. Ce que n'avons pas demandé", a ajouté M. Slagmulder.

"Nous devons attendre de voir comment cela va évoluer mercredi, mais la démocratie à Denderleeuw est prise en otage" par le fait que la candidature au poste de bourgmestre doit, en Flandre, être introduite par une majorité - qui n'existe pas dans ce cas -, a pour sa part affirmé lundi la tête de liste CD&V, Jan De Nul. Le chef de file de la N-VA, Jan De Dier, a quant à lui dénoncé l'absence de propositions concrètes de la part du s.pa-OPEN et de l'Open-Vld-Plus en vue de former une coalition. "Nous avons reçu dimanche soir une note, mais sans grandes concessions", a-t-il affirmé.

Le "cordon sanitaire", instauré en 1992, veut qu'aucun parti flamand ne s'allie au Vlaams Belang pour gouverner, quel que soit le niveau de pouvoir. Mais il semble bien avoir été brisé dans une dizaine de communes de Flandre, où les voix des partis traditionnels, ainsi que dans une large mesure des nationalistes de la N-VA, ont permis l'élection de membres du parti d'extrême droite dans plusieurs conseils de police, voire de CPAS.


Ce mardi, chattez avec notre journaliste politique Francis Van de Woestyne dès 12h.


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