Édito: Le PS a le rail belge sur les épaules

Ce vendredi, le gouvernement a approuvé définitivement la réforme des structures du groupe SNCB proposée par Paul Magnette. Encore bravo. Il peut partir pour Charleroi, son dossier fétiche est passé. Et, pourtant, tout reste à faire.

Édito: Le PS a le rail belge sur les épaules
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Ce vendredi, le gouvernement a approuvé définitivement la réforme des structures du groupe SNCB proposée par Paul Magnette. Encore bravo. Il peut partir pour Charleroi, son dossier fétiche est passé. Et, pourtant, tout reste à faire.

Rien que la mise en œuvre de cette décision, qui va faire passer l’entreprise ferroviaire de trois à deux entités, est un vrai casse-tête juridique, financier, humain Succéder au futur mayeur carolo ne sera pas un cadeau. Préparez les Dafalgan ! Mais ce n’est pas le plus "hard" : pendant que les experts s’arracheront les cheveux sur la question des structures, il faudra en même temps, et surtout, fignoler le plan d’investissement ferroviaire 2013-2025. C’est le méga-enjeu politique qui déterminera la qualité réelle des services offerts aux voyageurs pendant les 12 prochaines années. Sur le sujet, on peut s’attendre à une OPA flamande : à coup de cofinancements régionaux, le nord du pays risque fort d’accroître encore un peu plus son avance sur la pauvre Wallonie où tout investissement ferroviaire coûte plus cher. On ne choisit pas toujours sa topographie...

Et que dire alors de Bruxelles, le pivot central engorgé du rail belge ? La Région capitale ne croule pas non plus sous les moyens Au PS, le président Elio Di Rupo - pardon, Thierry Giet - doit choisir un nouveau ministre des Entreprises publiques capable de maintenir et de développer le service public ferroviaire pour tous les Belges, un ministre capable de maintenir les petites lignes de campagne wallonnes, un ministre capable de déjouer les menaces de régionalisation de l’infrastructure ferroviaire. Mais existe-t-il seulement au PS ?

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