Reynders : “Bruxelles ne doit pas se fermer à la Flandre"

Avec 94,4% des voix de 590 votants, Didier Reynders a été élu samedi soir à la tête du MR bruxellois."Il ne faut certainement pas que les Bruxellois se referment sur Bruxelles et la Wallonie" a-t-il déclaré.

Reynders : “Bruxelles ne doit pas se fermer à la Flandre"
©Photonews
Interview : Stéphane Tassin

Le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR) a été élu samedi, comme prévu, à la présidence de la régionale bruxelloise du MR.

Le ticket qu’il formait avec le chef de groupe au parlement bruxellois et bourgmestre d’Etterbeek Vincent De Wolf (qui occupera désormais les fonctions de secrétaire politique de la fédération bruxelloise) a reçu le soutien de 94,4 % des 590 votants.

Didier Reynders est ravi, peut-on lire dans La Dernière Heure. Entretien.

Didier Reynders votre première réaction à l’issue de ce vote ?

“Je me réjouis car il y a un soutien massif dans la régionale. On compte deux fois plus de votants que lors du précédent scrutin. 590 contre 260 la dernière fois. J’avais fait le choix de m’installer à Uccle en vue des élections communales. Ces dernières se sont bien passées et je veux désormais remettre en ordre de marche la régionale bruxelloise.”

Comment ?

“Dès mardi prochain, je vais réunir les bourgmestres bruxellois MR ainsi que ceux de la périphérie. Il s’agira de tenir ces réunions de manières régulières. Il s’agira véritablement de l’organe de décision de la régionale. Ensuite, j’entamerai dans les différentes communes bruxelloises des débats publics autour d’un thème précis. Ces débats seront bien évidemment ouverts aux militants mais également aux non-militants. Les thématiques abordées seront celles qui font le plus débat à Bruxelles, à savoir l’emploi, la mobilité, la sécurité, etc. Via ces débats publics, je lancerai évidemment la campagne pour les élections de 2014. Nous aurons donc un an pour travailler sur un projet bruxellois fort. L’ambition étant d’être la première force politique sur Bruxelles en 2014.”

D’autres projets ?

“On entend de plus en plus parler de trois grandes régions fortes en Belgique. Dans cette optique, Bruxelles doit s’affirmer. Bruxelles doit évidemment être une région tournée vers la région wallonne et les francophones mais également vers la Flandre. Bruxelles ne doit pas se fermer à la Flandre et à ses grandes villes comme Anvers ou Gand ainsi qu’avec tous les acteurs culturels flamands. Tellement de francophones se disent attachés à la Belgique. Il ne faut certainement pas que les Bruxellois se referment sur Bruxelles et sur Bruxelles et la Wallonie. Mais Bruxelles doit aussi avoir une véritable dimension internationale.”

Avec vos différentes fonctions, aurez-vous réellement le temps de vous impliquer dans votre rôle présidentiel ?

“Je vais le démontrer. J’ai vraiment l’intention d’aller à la rencontre des Bruxellois et des Bruxelloises.”

Votre objectif, c’est la ministre-présidence bruxelloise en 2014 ?

“C’est une des possibilités. Je vais d’abord porter un vrai projet pour Bruxelles et si nous sommes le premier parti, nous agirons en conséquence. Mais bien évidemment, ce n’est pas exclu.”

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