Cerexhe: "L'économie bruxelloise est bien plus importante que les problèmes institutionnels"

Une sorte de mise en garde. Le ministre bruxellois de l'Economie et de l'Emploi, Benoît Cerexhe, présentait pour la dernière fois dans cette fonction ses bons voeux à la presse.

Belga
Cerexhe: "L'économie bruxelloise est bien plus importante que les problèmes institutionnels"
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Davantage que les risques institutionnels, Bruxelles doit se préoccuper des menaces internes et externes qui planent sur son économie, a affirmé lundi le ministre bruxellois de l'Economie et de l'Emploi, Benoît Cerexhe, qui présentait pour la dernière fois dans cette fonction, ses bons voeux à la presse. Plusieurs dangers guettent la Région bruxelloise, a expliqué le ministre cdH.

En cas de victoire de la N-VA au fédéral en 2014, Bruxelles s'expose à des velléités de co-gestion, qui nécessiteront une "solidarité indéfectible des amis wallons".

Aux scénarios anticonstitutionnels, ou à la marge de la légalité envisagés par le président des FDF Olivier Maingain, et par la présidente des socialistes bruxellois Laurette Onkelinx, pour contrer un blocage institutionnel de la Région-capitale par la formation nationaliste, Benoît Cerexhe préfère envisager une démarche proactive. Il s'agit avant tout de se battre pour écarter tous les scénarios d'alliance avec la N-VA, a-t-il dit.

"Mais d'autres menaces peuvent faire beaucoup plus mal à Bruxelles", a ajouté le ministre.

Ainsi, le plan START de développement économique de l'axe Zaventem-Anvers "vise à isoler Bruxelles", aidé en cela par le projet d'élargissement du Ring, le "diabolo" ferroviaire reliant l'aéroport national directement à Anvers, le plan tram du Brabant flamand et la progression à deux vitesses du RER.

Enonçant les projets de mega-centre commercial Uplace à Machelen et d'implantation du Trade Markt à Willebroek, Benoit Cerexhe a affirmé que si l'on n'y prenait garde, l'activité économique bruxelloise pourrait être transférée en périphérie. Ce mouvement pourrait être aidé par une tendance à reléguer l'économie au second plan dans les réflexions sur l'aménagement de la ville dans le contexte démographique.

Le ministre en a appelé à un équilibre des fonctions dans la ville, sous peine de "se retrouver sur une bombe sociale".

Le ministre bruxellois de l'Economie a par ailleurs énoncé le bilan de neuf années au gouvernement en quelques chiffres.

En 2004, près de 353.000 Bruxellois avaient un emploi. Ils étaient plus de 413.000 à la fin 2011.

Le nombre de Bruxellois qui travaillent en dehors de la Région était de 66.347, fin 2011, quasi 38% de plus qu'en 2004. Le taux de chômage a été stabilisé à 20%, mais c'est sans tenir compte de l'explosion démographique record à l'échelle européenne, à laquelle Bruxelles est confrontée, a-t-il encore insisté.

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