Aldo-Michel Mungo, le patron de "La Droite", s’en sort bien

Rebondissement judiciaire au sommet du nouveau petit parti "La Droite" : le leader de cette formation de droite radicale, Aldo-Michel Mungo, a finalement été acquitté ce mercredi par la Cour d’appel de Bruxelles.

Aldo-Michel Mungo, le patron de "La Droite", s’en sort bien
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Frédéric Chardon

Rebondissement judiciaire au sommet du nouveau petit parti "La Droite" : le leader de cette formation de droite radicale, Aldo-Michel Mungo, a finalement été acquitté ce mercredi par la Cour d’appel de Bruxelles. Rappel : comme "La Libre" (LLB du 22/01) l’avait révélé, Aldo-Michel Mungo avait été condamné en 2011, en première instance, à de lourdes sanctions pénales suite à une sombre affaire de loyers impayés.

Suite à ce jugement, Aldo-Michel Mungo avait été condamné à 14 mois d’emprisonnement "ferme" et à une interdiction pour une période de sept ans d’être administrateur, gérant ou commissaire d’une société commerciale, soit directement, soit par interposition d’autres personnes.

Mais, donc, la cour d’appel a réformé le jugement du tribunal de première instance. Contacté hier, le porte-parole de la cour d’appel de Bruxelles, explique cette décision : "Il y avait deux préventions : le déplacement d’objets saisis et l’organisation frauduleuse d’insolvabilité. En ce qui concerne le mobilier qui devait être saisi par huissier en raison des loyers impayés au propriétaire de l’appartement qu’il occupait, Aldo-Michel Mungo avait prévenu l’huissier qu’il déplaçait les meubles en région parisienne. La cour d’appel a estimé qu’on ne peut pas démontrer qu’il y avait une intention de sa part de rendre insaisissable ce mobilier. Il peut avoir des dettes d’argent, ne pas payer en temps et en heure, mais ce n’est pas pour autant une infraction pénale."

Pas d’insolvabilité frauduleuse

Et à l’égard de l’organisation frauduleuse d’insolvabilité ? Même chose : "On ne dit pas qu’on décerne un certificat d’honorabilité à ce monsieur mais l’interprétation des faits ne permet pas non plus de conclure qu’il y a eu intention frauduleuse", ajoute le porte-parole. Le tribunal de première instance avait conclu exactement l’inverse : "Afin de permettre à ses biens d’échapper à toute saisie, il (Aldo-Michel Mungo, NdlR) s’est fait fictivement domicilier en France et a sciemment négligé de se faire inscrire à l’adresse de son domicile effectif en Belgique où il avait pourtant le siège de ses intérêts", notait le tribunal.

Désormais, vu la décision de la cour d’appel, c’est au ministère public de décider s’il demande que l’affaire soit portée en cassation.

Contacté avant la parution du premier article sur sa condamnation en première instance, Aldo-Michel Mungo avait eu une réaction étrange : il avait affirmé que le document du jugement en notre possession était un faux. Et qu’il avait été fabriqué de toutes pièces et diffusé afin de lui nuire. "La Droite" avait ensuite envoyé, par communiqué de presse, de multiples annonces d’action en justice imminente et de plaintes devant le conseil de déontologie journalistique contre l’auteur de ces lignes. Mais aucune suite n’avait été donnée à ces menaces.

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