"Les voyageurs du rail méritent mieux qu'une polémique stérile", selon Ecolo

La vétusté du rail belge crée la polémique. Le MR rejette la faute sur le ministre socialiste Labille, qui accuse lui-même les libéraux de "fanfaronnades". Pour Ecolo, les priorités ne sont pas dans des querelles entre partis.

Belga
"Les voyageurs du rail méritent mieux qu'une polémique stérile", selon Ecolo
©Photonews

Les formations écologistes Ecolo et Groen ont réclamé vendredi, sur base des conclusions de l'Ecole polytechnique de Lausanne (EPFL) sur la vétusté du rail belge, des "moyens plus importants" que ceux prévus actuellement dans le cadre du Plan Pluriannuel d'Investissement 2013-2025, fustigeant au passage les critiques échangées vendredi entre les partenaires au fédéral PS et MR sur le sujet. "Les voyageurs du rail n'ont pas besoin d'une polémique entre membres du gouvernement mais d'un groupe SNCB financé à la hauteur des défis auquel il fait face et des besoins des voyageurs", martèlent les Verts dans un communiqué.

"La sortie du MR est d'autant plus incompréhensible et incohérente que le gouvernement fédéral vient de décider de grever de 30 millions d'euros le budget du groupe SNCB. Pourtant, le CEO d'Infrabel a averti les parlementaires fédéraux que toute diminution des budgets de la SNCB aurait des impacts directs sur la survie des lignes rurales récemment menacées", ajoute celui-ci. Les Verts rappellent que les chercheurs suisses ne sont pas les premiers à tirer la sonnette d'alarme.

"Les études précédentes du SPF Mobilité et du SSICF (autorité nationale de sécurité) ont montré, bien avant celle de l'Ecole polytechnique de Lausanne, la nécessité d'investir dans l'infrastructure. Ces études mettent notamment l'accent sur les effets du dérèglement climatique sur l'état du rail belge (état des caténaires, gauchissement des voies, impact des canicules et des inondations...)", soulignent les Verts.

Dans un autre communiqué, la cheffe de groupe cdH à la Chambre, Catherine Fonck, estime que le rapport helvète est loin d'être surprenant. Il ne fait, poursuit-elle, que confirmer "les situations vécues au quotidien par les navetteurs (retards, suppressions de trains) et provoquées, notamment, par la vétusté du matériel". Et demande à son tour que ces éléments soient pris en compte dans l'élaboration du Plan Pluriannuel d'Investissements 2013-2025.