Au coeur du "seize" avec le Premier ministre

La plaque de rue la plus célèbre de Belgique, c’est ici : le 16 rue de la Loi – “un peu comme le 10 Downing Street à Londres”. Elio Di Rupo fait le tour du propriétaire.

Antoine Clevers
Au coeur du "seize" avec le Premier ministre
©Bauweraerts

La plaque de rue la plus célèbre de Belgique, c’est ici : le 16 rue de la Loi – “un peu comme le 10 Downing Street à Londres”, plaisante Elio Di Rupo, qui a fait le tour du propriétaire en compagnie d'un journaliste de la Dernière Heure. Une plaque filmée et refilmée des dizaines de fois par des cameramen en mal d’images croustillantes.

C’est dans ce bâtiment, siège du gouvernement, que se trouve au premier étage le bureau du chef de l’exécutif. “Simple”, juge le locataire des lieux. “C’est ici que je travaille quand je suis au 16. Mais en réalité, le concept du bureau dans lequel on est du matin au soir n’existe plus… On fait du télétravail. Partout, tout le temps. Bien sûr, il y a un bureau fixe. Avec l’essentiel : la machine à café ! C’est le premier investissement auquel nous avons consenti. Quand on est d’origine italienne, boire du jus de chaussette, c’est difficile…”

Prenez ensuite un escalier minuscule. Appuyez sur le bouton 4. Vous arrivez sous les combles, où se réunit le gouvernement. Il y a la salle du comité ministériel (le kern) qui regroupe les principaux ministres. Ainsi que la salle, plus grande, du Conseil des ministres.

Chaque membre du gouvernement y a une place déterminée. “La tradition veut que le vice-Premier ministre du premier parti néerlandophone du gouvernement se trouve en face de moi. Actuellement, c’est Pieter De Crem (CD&V).”

Les autres ? “Je vous confesse ne pas savoir comment l’ordre a été organisé. Mais ça fonctionne”, sourit le Premier ministre.

Fin de la visite. Passage logique par le rez-de-chaussée. “Ça mériterait un peu d’entretien”, termine encore le Montois. Et ce qui est vrai pour le 16 l’est aussi pour le Lambermont. “Lors du conclave budgétaire de novembre dernier, on a vu une petite souris sortir des murs” de la grande salle de réunion. “C’est dire son état…”

“Le problème, c’est que l’entretien coûte très cher. Mais tôt ou tard, il faudra bien le faire parce que c’est le patrimoine de notre pays.” En ces temps de rigueur budgétaire, Elio Di Rupo sait qu’il devra passer son tour…