Le FDF attaque le MR qui se dit surpris

Le FDF a fait citer au tribunal de première instance de Bruxelles l'asbl chargée du financement du MR (GAL), réclamant la rétrocession jusqu'à la fin de la législature de la part de la dotation publique à laquelle il avait droit avant leur divorce.

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Le FDF attaque le MR qui se dit surpris
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Le FDF a fait citer au tribunal de première instance de Bruxelles l'asbl chargée du financement du MR (GAL), réclamant la rétrocession jusqu'à la fin de la législature de la part de la dotation publique à laquelle il avait droit avant leur divorce, a indiqué lundi Le Soir dans son édition en ligne.

Depuis la création du Mouvement réformateur (regroupant l'ancien PRL, les FDF et le MCC), seul le MR bénéficiait de la dotation publique, dont il rétrocédait ensuite une part, aux termes d'une convention interne.

Cette part correspondait globalement à l'apport électoral des FDF à la liste réformatrice soit, selon les chiffres du FDF cités par Le Soir, 24.789 euros par mois sur les 1.968.000 euros perçus par le MR annuellement de la Chambre et du Sénat.

Après l'échec d'une conciliation, le FDF a choisi la voie des tribunaux, réclamant sa "juste part", face à "l'enrichissement sans cause dont bénéficie le MR à notre détriment".

Au MR, on renvoie à la loi qui organise le financement des partis politiques. "Nous appliquons la loi. Le FDF a son dû, ni plus ni moins", a fait savoir le porte-parole à l'agence BELGA.

Les réformateurs se disent "très surpris" de la décision des FDF de saisir, aujourd'hui, les tribunaux. "Ils ont attendu plus d'un an sans bouger, sans qu'il y ait eu négociation ou demande de négociation", s'étonne-t-on à la Toison d'Or.

Le MR souligne qu'il a toujours fait preuve de "fair-play" depuis le divorce entre les deux formations. Il a rappelé avoir été le premier parti à appeler à la reconnaissance du FDF au Parlement bruxellois, au-delà de ce que prévoyait le règlement, ce qui a permis d'y assurer son financement.