La N-VA place ses pions dans l’administration flamande

Bon, d’accord, la N-VA part de loin. Par rapport aux autres partis, elle part même de zéro. Mais elle galope désormais à perdre haleine pour refaire son retard.

La N-VA place ses pions dans l’administration flamande
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V.R.

Bon, d’accord, la N-VA part de loin. Par rapport aux autres partis, elle part même de zéro. Mais elle galope désormais à perdre haleine pour refaire son retard. Depuis son arrivée au pouvoir flamand en 2009, elle fait le forcing pour placer des proches dans les administrations et les entreprises publiques. Ce qui ne va pas toujours sans poser de problème.

Dernier exemple en date : les tractations en cours pour le renouvellement du conseil d’administration de T-groep, une entreprise spécialisée dans les ressources humaines (recrutement, sélection et interim). Deux administrateurs, étiquetés respectivement CD&V et SP.A, doivent être remplacés. La N-VA estime qu’elle a droit à un strapontin. Mais les deux autres partis ne veulent pas lâcher leur poste. Le gouvernement flamand ferait dès lors pression sur un administrateur indépendant, Koen Byttebier, pour qu’il démissionne et permette ainsi à chacun des partis de la majorité de disposer d’un siège.

Cet épisode fait évidemment plutôt mauvais genre. Surtout pour la N-VA, qui ne rate pas une occasion de vilipender la politique du gouvernement fédéral en matière de nomination dans la fonction publique. Le journal "De Tijd" publiait mardi une liste de personnes que la N-VA a placées dans l’administration. On y trouve jusqu’à la femme du député Ben Weyts.

Taquiné à ce sujet hier à la Chambre, le député Siegfried Bracke a tenté de justifier la position de son parti en expliquant qu’il fallait faire une différence entre la nomination d’un CEO et celle d’un membre du conseil d’administration. Mais pas sûr qu’il ait convaincu.

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