Les trois urgences de Di Rupo 1er

Le Premier ministre fait face à des défis majeurs en ce moment. Budget, statut unique, réforme de l'Etat... Petit aperçu des trois priorités sur lesquelles notre gouvernement va devoir se pencher dans les semaines, mois voire années à venir.

Les trois urgences de Di Rupo 1er
©Photo News
Vincent Rocour

Le Premier ministre fait face à des défis majeurs en ce moment. Petit aperçu des trois priorités sur lesquelles notre gouvernement va devoir se pencher dans les semaines, mois voire années à venir.

1. La réforme de l'Etat au forceps

Encore raté. Malgré, une interminable réunion, le Comité de mise en œuvre des réformes institutionnelles (Comori) s’est une nouvelle fois montré incapable, lundi, de boucler le dernier chantier qui lui reste à clôturer. Les représentants des 8 partis signataires de la sixième réforme de l’Etat se reverront dès lors vendredi. En espérant, alors, pouvoir terminer la rédaction de la nouvelle loi de financement des entités fédérées. Il n’y a en tout cas pas lieu de traîner. S’il veut faire atterrir l’accord institutionnel au Parlement à la rentrée de septembre, il doit boucler sans délai son travail pour permettre au Conseil d’Etat de faire son travail de supervision juridique préalable.

Mais le dossier de la loi de financement est pollué par les préoccupations budgétaires du moment. Lancé dans une course effrénée aux milliards, le gouvernement fédéral entend faire participer Communautés et Régions à l’effort demandé à la Belgique. Dans quelle proportion ? C’est l’un des nœuds à trancher. La nouvelle loi de financement des entités fédérées entre en principe en vigueur en 2015. Mais pas facile de la paramétrer si la répartition des efforts entre entité I (Etat fédéral et sécurité sociale) et entité II (Communautés, Régions et pouvoirs locaux) n’est pas établie pour les exercices 2014, 2015 et 2016. Or c’est précisément de cette répartition dont il sera question lors d’une réunion entre le Premier ministre et les ministres-Présidents des entités fédérées convoquée ce mardi après-midi. Où il sera beaucoup question de la situation budgétaire des pouvoirs locaux (communes et provinces) jugée trouble.

Une autre difficulté est apparue avec la demande du CD&V de donner aux entités fédérées une compétence plus large concernant la pension des fonctionnaires de leur ressort - singulièrement pour l’âge des retraites anticipées. Les francophones se méfient. Ils voient une manière déguisée de la Flandre de grappiller encore quelques compétences.

Dernier écueil : le refinancement de Bruxelles. Celui-ci avait été acquis pour 2013, 2014 et 2015. Le gouvernement régional en a tenu compte pour établir son budget. Le hic, c’est que la réforme de l’Etat entrera en vigueur un an plus tard que prévu. La Flandre estime dès lors que Bruxelles doit aussi recevoir son dû avec retard. Ce qui fâche les francophones.V.d.W. et V.R.

Découvrez les deux autres urgences du Premier ministre dans notre journal PDF.


Sur le même sujet