Budget: vers un paquet limité de mesures de relance

Il semble très probable que le comité ministériel restreint ne puisse se mettre d'accord, lundi soir, que sur un paquet limité de mesures de relance portant sur un montant de quelque 100 millions d'euros. D'autres mesures pourraient encore être prises ultérieurement.

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Budget: vers un paquet limité de mesures de relance
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Il semble très probable que le comité ministériel restreint ne puisse se mettre d'accord, lundi soir que sur un paquet limité de mesures de relance portant sur un montant de quelque 100 millions d'euros. D'autres mesures pourraient encore être prises ultérieurement, en concertation avec les Régions, ont laissé entendre lundi après-midi, à leur arrivée au 16 rue de la Loi, les ministres Didier Reynders (MR), Alexander De Croo (Open Vld), et Johan Vande Lanotte (sp.a). 

Les chefs de file du gouvernement travaillent depuis quelque temps à la confection du budget pour 2014 et à un paquet de mesures de relance. Pour les mesures de relance, les discussions semblent bien plus difficiles depuis quelques jours.

Le CD&V, surtout, semble éprouver des difficultés à accepter la proposition du sp.a de réduire la TVA sur l'électricité à 6%.

"Nous avons d'autres solutions", s'est contenté de dire le vice-premier ministre démocrate-chrétien flamand Pieter De Crem, interrogé sur les estimations du Bureau du plan selon lequel cette mesure pourrait contribuer à créer quelque 11.000 emplois d'ici 2018.

"Qui a à gagner à ne pas diminuer les impôts. Je n'ai pas de raison de mettre en doute les chiffres du Bureau du plan", a affirmé Alexander De Croo. Didier Reynders a insisté sur le fait qu'une telle baisse de la TVA revenait à éviter un saut d'index l'an prochain.

Le deux ministres ont dit leur espoir de voir d'autres mesures de relance prises après concertation avec les Régions, d'ici quelques semaines.

Le Vice-premier ministre sp.a Johan Vande Lanotte a lui aussi considéré comme une possibilité le report de la discussion avec les Régions. Selon lui, on peut déduire d'un certain nombre de choses présentées erronément dans la presse, que l'"on ne veut pas prendre de décision". Le ministre socialiste flamand n'a pas caché qu'il eû préféré un plus gros paquet de mesures de relance. "On s'occupe de la compétitivité, du moins entre partis", a-t-il glissé ironiquement.

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