Relance: Di Rupo ne veut pas "raser gratis" parce que les élections approchent

Des critiques ont été formulées ces derniers jours visant la faiblesse des mesures de relance décidées par le gouvernement fédéral. Elio Di Rupo réagit et veut mettre face à leurs responsabilités ceux qui font de grandes promesses impossibles à financer à huit mois du scrutin.

Belga
Relance: Di Rupo ne veut pas "raser gratis" parce que les élections approchent
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Des critiques ont été entendues ces derniers jours jusque sur certains bancs de la majorité visant la faiblesse des mesures de relance décidées par le gouvernement fédéral. Le chef du gouvernement a mis face à leurs responsabilités ceux qui font de grandes promesses impossibles à financer à huit mois du scrutin.

"Ce n'est pas parce qu'on est à quelques mois des élections qu'on va dire: +demain on rase gratis+", a-t-il dit. Il y a des réalités dont il faut tenir compte: éviter l'effet boule de neige de la dette, respecter les engagements européens, a-t-il rappelé. Il ne faut pas donner le sentiment "qu'on peut prendre l'argent n'importe où et faire n'importe quoi", a dit le Premier ministre. "On peut faire des propositions mais il faut en examiner la faisabilité", a-t-il précisé, interrogé en marge de la conférence de presse suivant le Conseil des ministres.

L'opposition a largement critiqué l'action du gouvernement cette semaine à la Chambre lors des débats sur la déclaration de gouvernement.

Tout en défendant l'action du gouvernement fédéral, les partenaires CD&V et MR ont pour leur part jugé insuffisantes les mesures prises en faveur de la compétitivité et la relance et appelé à rouvrir le dossier, en s'attaquant plus fortement au coût salarial.

Elio Di Rupo a répondu vendredi que "le Premier ministre s'exprime au nom du gouvernement, si on le critique, on se critique soi-même".

"Mais je comprends que chacun ait envie de rajouter une petite touche personnelle", a-t-il ajouté, rappelant les décisions prises, une dizaine de nouvelles mesures en plus de la quarantaine déjà acquise, soit cinquante mesures pour un total d'1,1 milliard d'euros.

Les discussions sur la relance se poursuivront le 6 novembre avec les Régions au sein du comité de concertation.

En attendant, un groupe de travail associant les techniciens représentant les différentes entités se réunit ce vendredi pour expliciter les dernières mesures prises par le fédéral.

Par ailleurs, le comité d'experts qui avait déjà planché sur l'écart salarial examinera le dossier de la baisse de la TVA pour l'électricité, qui avait été recalée par le CD&V, et celui des zones franches. Ce comité devrait pouvoir conclure pour le 1er ou le 2 novembre, a dit M. Di Rupo.

Les Régions formuleront pour leur part leurs propres propositions en vue de la réunion du 6 novembre.

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