De Wever allume Bruxelles et Elio, mais pas les Diables

Interviewé par P-Magazine, le président de la N-VA évoque le programme de son parti, le sort qu'il réserve à Bruxelles, mais aussi les Diables rouges et leur récupération politique. Morceaux choisis.

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De Wever allume Bruxelles et Elio, mais pas les Diables
©Photonews

Bart De Wever s'est confié et long et en large dans les colonnes du P-Magazine. Le président de la N-VA y a notamment évoqué le programme de son parti, Bruxelles, mais aussi les Diables rouges, que d'aucuns n'hésitent pas à présenter comme le plus grand adversaire de son parti pour les élections de 2014. Morceaux choisis.


Sur le néolibéralisme

"On veut souvent présenter la N-VA comme un parti anormal, asocial. Nous serions même des néo-libéraux. Pourtant, nous défendons des positions qui ont été approuvées par une alliance entre socialistes et écologistes en Allemagne."

Sur Bruxelles

"Les Bruxellois ont la même identité que les habitants de Liège, de Charleroi ou d'Anvers. Seulement, moi je n'ai jamais pensé à avoir un parlement et un gouvernement à Anvers. Une ville est une ville hein."

Sur le programme de la N-VA

"Le clou de notre programme, c'est d'augmenter l'écart entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. De cette manière, tu diminues le chômage. Mais bon, six mois avant les élections, tu ne dois plus attendre trop d'honnêteté intellectuelle (de la part des autres partis, ndlr)."

Sur les Diables rouges

"Personnellement, je trouve très plaisant que l'équipe nationale se porte bien. Cela fait plaisir aux gens, il y a de l'ambiance, les cafés sont pleins à craquer. Pour moi, les Diables rouges peuvent directement devenir champions du monde. Mais je crains qu'ils ne deviennent les victimes de ces attentes beaucoup trop élevées des supporters."

Sur la récupération politique des Diables

"Je ne suis pas un homme de football. Je vois des politiciens qui ne savent pas faire la différence entre le rond central et le but, et qui sautent maintenant sur le car de l'équipe nationale. Mon bon ami Elio Di Rupo va maintenant voir tous les matches, alors que je sais très bien ce qu'il pense du football. Moi, je ne peux pas faire ça."

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