Listes électorales: les dernières inconnues se lèvent

Les partis n'ont plus qu'un mois pour déterminer définitivement la composition de leurs listes pour les élections fédérales et régionales. C'est le rush. Mais certaines listes sont plus complexes à boucler que d'autres: ego des candidats, stratégie politique...

Listes électorales: les dernières inconnues se lèvent
©Montage LaLibre
F.C.

Dans les partis, c’est l’effervescence : le méga-scrutin du 25 mai se rapproche dangereusement. Et les étapes du processus démocratique s’enchaînent. Ce vendredi et ce samedi, les listes définitives pour le scrutin européen devront être déposées. Pour les élections fédérales et régionales, les formations ont un mois de répit supplémentaire. La limite pour opérer les derniers arbitrages est fixée aux 26 et 27 avril, soit dans un mois exactement. C’est l’occasion de faire un tour des listes qui "coincent".

Pourquoi une liste peut-elle bloquer ? Les électeurs ne se rendent pas toujours compte des tractations, des conflits internes, des pourparlers que les partis politiques doivent mener en leur sein pour déterminer qui tirera la liste, qui la poussera, qui sera premier suppléant, etc. Il faut, de surcroît, garantir une alternance hommes-femmes, ce qui rend les équations encore un peu plus complexes à résoudre.

Quelles équations ? Il faut par exemple trouver des candidats qui, idéalement, couvrent les quatre coins de la circonscription. Question d’équilibre géographique. Il y a aussi l’équilibre politique entre les diverses tendances d’un même parti. Il faut idéalement garnir la liste de personnalités issues de la société civile, c’est-à-dire de candidats n’appartenant pas au sérail politique. Mais il ne faut pas non plus froisser les caciques locaux, qui travaillent pour leur parti depuis des lustres, qui apportent leur pesant d’électeurs. Il faut aussi des jeunes qui promettent, il faut représenter les différentes catégories socio-économiques… Tout ça pour constituer la liste la plus forte possible, capter le plus de voix possible. Et on en passe.

Voici trois cas pour lesquels les QG des partis s’arrachent ou se sont arraché les cheveux : la liste CDH pour le Luxembourg, la liste CDH pour Bruxelles et le cas du MR bruxellois.



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