Le "fascisant" PP répond au "naufragé" cdH

Benoît Lutgen a prononcé dimanche soir une diatribe qui a courroucé le président du Parti populaire. Ce lundi, Mischaël Modrikamen a d'ailleurs écrit, dans un communiqué, tout le mal qu'il pense du cdH, ce parti qui prône "la séduction éhontée des minorités".

J. lgg. et DdM
Le "fascisant" PP répond au "naufragé" cdH
©Montage LaLibre

Lors d'un débat des quatre présidents entre les grands partis francophones, organisé par Le Soir et Canal C, ce dimanche soir au Parlement wallon, il a notamment été question de la montée des partis radicaux. Chacun y est allé de son commentaire. Mais celui de Benoît Lutgen n'est pas passé inaperçu. Après avoir affirmé que "les scores des partis extrêmes doivent nous interpeller. Il y a une responsabilité de notre part. Il faut arrêter de se taper dessus", le président du cdH a ajouté que le Parti populaire était un "parti fascisant".

Des mots que le président du PP a dû avaler de travers en buvant son café ce matin. Dans un communiqué, Mischaël Modrikamen a d'ailleurs écrit tout le mal qu'il pense de cette diatribe prononcée par l'homme fort du cdH, qu'il qualifie de "parti naufragé, qui sombre aujourd'hui dans l'insulte facile". 

"L’attitude du président du cdH est surtout symptomatique d’un parti aux abois, en pleine panique, craignant le verdict des urnes. Partout ailleurs en Europe, les partis défendant les valeurs judéo-chrétiennes propres à la civilisation occidentale ont le vent en poupe. C’est le cas, notamment, de la CDU en Allemagne, du PP en Espagne ou encore de M. Orban en Hongrie (qui a rallié récemment les suffrages d'un hongrois sur deux). Le cdH a quant à lui choisi une autre voie en remplaçant la défense du christianisme par la séduction éhontée des minorités, avec pour conséquence une aggravation du communautarisme. Il est d’ailleurs le premier parti européen à avoir envoyé une député voilée au sein d’un Parlement. La bouillie 'humaniste' insipide du cdH se transforme en réalité en soupe à la grimace. C'est donc sans surprise que le cdH ne recueille plus que 10 % des intentions de vote, alors que le PSC a, pendant longtemps, été un poids lourd dans le paysage politique belge."